“Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines.”

Proverbe mexicain

Le syndrôme pas si néfaste de la page blanche

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En plus d’organiser des Jeux Olympiques dont le budget final est un furieuse injure tant à la prévision budgétaire initiale qu’au règles de la bonne gestion des deniers publics par temps de crise financière, nos amis anglo-saxons ont le sens de la formule.

« Path dependant ». Par cette courte expression, traduite en français par  dépendance au sentier , ils désignent toute la pesanteur de nos décisions passées dans les arbitrages, stratégiques, actuels. Le risque le plus évident étant « d’auto-générer des dynamiques auto-renforçantes » [Paul Pearson] de nature à induire des choix déviants de l’optimum.

A ce biais méthodologique nous pourrions choisir de répondre par la page blanche. Mais en avons nous réellement la volonté, et si tel était le cas, en avons nous encore le temps et les moyens ? La crise actuelle, nativement financière avant de ruisseler vers nos élaborations budgétaires, accélère le temps politique, et le sentiment d’urgence ressenti brouille nos capacités prospectives.

Notre administration territoriale est aujourd’hui obsolète. Obsolète car calquée sur un territoire dont les découpages sont historiquement contingents (départements, régions et même communes) et dont la pesanteur institutionnelle n’est pas au niveau de plasticité exigée pour faire face aux défis du monde liquide. Obsolète ne veut pas dire inefficace, car les trésors d’imagination et d’énergies déployés permettent à nos territoires de maintenir les services publics essentiels, et, tournée vers le monde, de maintenir une France pas encore totalement décrochée dans le concert international.

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“L'auteur d'une thèse découvre souvent des domaines inconnus pour lui : reconnaître qu'ils ne le sont peut être pas pour les autres oblige à faire un effort sur soi et à faire preuve d'une certaine modestie.

Yves Madiot, soulignant le superbe travail d'un étudiant (Rien à rajoute...)
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Un small business act, pour quoi faire ?

Seul, terriblement seul

Les marchés publics représentent une dépense non négligeable dans le porte monnaie des personnes publiques et partant, compte tenu du poids de celles-ci dans l’activité nationale, dans les bourses des contribuables.

Alors qu’une proposition de loi tend à vouloir réserver une partie des MP (de leur petit acronyme) aux PME, comme un « small business act » à la française, faisons rapidement le tour de cette question pour éclaircir les idées de chacun.

Les marchés publics, un volume financier loin d’être ridicule

Tout d’abord, le montant des marchés publics en France. Si l’on en croit l’Observatoire économique de l’achat public (OEAP, les Énarques adorent les acronymes), le volume financier des MP en 2012 représente 75,5 milliards d’euros, soit un peu moins de 4% du PIB (source INSEE). C’est important mais pas autant que l’on pourrait l’imaginer de prime abord compte tenu de la part de la dépense publique (57,1% en 2013) dans ce même PIB. Il faut dire que cette dépense intègre toutes les prestations sociales, les salaires des fonctionnaires qui par définition sont versés aux fonctionnaires, ainsi que les retraites versés aux fonctionnaires (dont on sait qu’ils n’étaient déjà pas bien actifs durant leur carrière, mais c’est un autre débat).

Quelle typologie de marchés publics ?

Pour les plus béotiens, les marchés publics sont répartis en 3 catégories : Fournitures, Services et Travaux. Pour faire simple, ce que vous pouvez palper, ce que l’on vous rend comme service et les trous que l’on creuse et murs que l’on monte.

Soit. À cette première distinction s’ajoute celle des personnes publiques qui recourent aux MP, et c’est là un élément d’importance, nous y reviendrons.

Voilà donc les MP 2012 tels que recensés par le toujours pointu OEAP, rattaché aux grosses têtes du ministère de l’économie.

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Trois idées que tout projet municipal devrait contenir

Light-Bulb

Passé le temps des propositions, fanée l’époque des promesses, place aux réalisations. Toutefois, rien si ce n’est la bêtise, n’empêche de considérer d’autres idées que celles auxquelles vous aviez donné naissance lors de féconds, tardifs et brumeux brainstormings collectifs.

Voici donc mon humble participation à la période nécessairement beaucoup plus florissante que la précédente, la gestion gauchiste des collectivités, vétuste, clientéliste et dispendieuse ayant laissé la France éternelle dans un état de décrépitude dont seule la clairvoyance des journalistes du Figaro ou celle – incommensurable – de François D’orcival avait pu mesurer l’avancée.

Un lieu commun de bricolage

Le bricolage tient en France une place tout à fait significative. D’autant plus significative qu’elle génère un chiffre d’affaires important, faisant fleurir les enseignes spécialisées et les magazines télé mais aussi  print.

A quel besoin répond un lieu commun de bricolage (LCB je dépose le nom, prems) ? Tout un chacun peut apprendre à bricoler, via youtube, via des livres, via des doigts tapés et / ou écrasés… Mais il est aussi possible d’apprendre des autres. De ceux qui savent et qui sont disposés à échanger autour de leur passion. Deux pierres pour deux cibles : une activité utile ET une rencontre, top non ?

L’autre besoin est celui de la disponibilité du matériel. Bien entendu vous pouvez toujours acheter ce matériel, mais si vous ne l’utiliser que rarement vous serez tenté(e), pingre que vous êtes, de préférer un premier prix au bon outil. Ce qui aura pour conséquence irrémédiable de creuser le déficit commercial de la France en achetant des produits importés d’un grand pays à la tradition millénaire mais aux qualités de production un peu approximatives. Et en plus vous allez râler parce que ce foutu marteau rouge (oui les marteaux sont toujours rouges, c’est un bricolage cognitif  basique de votre cerveau) se casse au bout de 4 petites tapes nerveuses.

En résumé, c’est du 0% de réussite.

Donc préférez un LCB, avec des personnes investies, des cours dispensés éventuellement, selon l’humeur et la DRH de votre commune, par des employés municipaux, avec du matériel de qualité. Vous y rencontrerez des doux rêveurs, des artistes, des passionnés, des utilitaristes, bref des vrais gens !

Et vous finirez même – peut être – par y concevoir une future activité professionnelle !! Pour un article plus détaillé voyez celui-ci : Fabrique de (deux)mains

Un groupement de commande avec vos habitants

Plusieurs listes, pétries d’idées collectivistes, ont avancé l’idée de mutuelles municipales. Petite précision, il ne s’agit pas pour les municipalités de se substituer aux mutuelles mais de mutualiser les besoins pour obtenir, par effet de masse, des remises sur les frais de mutuelle.

C’est une excellente idée, d’autant plus sympathique que le nombre potentiel des intéressés est grand. Récupérer 2 ou 3.000 clients d’un coup fait orgasmer tout assureur qui se respecte, profitez-en.

Mais pourquoi s’arrêter là ?

Bien que solide carcan de la commande publique, le code du même non recèle en son sein pulpeux (ou non, selon les préférences) un petit trésor, l’article 8 – I – 4° (pour être précis) qui dit ceci :

Des groupements de commandes peuvent être constitués : […] Entre une ou plusieurs personnes publiques mentionnées aux 1° et 2° (ie Collectivités) ci-dessus et une ou plusieurs personnes morales de droit privé.

Autrement présenté, le code des marchés publics permet à une collectivité de se grouper avec une ou plusieurs associations et faire bénéficier celle-ci (et donc ses membres) des prix consentis par les prestataires.

Un petit exemple ? Des couches pampers 30% moins chères, du lait infantile 40% moins cher, des fournitures scolaires 50% moins cher, des abonnements téléphoniques moitié prix…

Alors trouvez la bonne association, regroupez les besoins et hop, faites profiter vos administrés des prix non publics dont vous bénéficiez.

Et la grande distribution dans tout ça ? Pas sûr que cela plaise outre mesure…

Le recours à un designer de service

Les collectivités dispensent des services, c’est entendu. Des services en partie substituables aux services d’entités privées, d’autres « obligatoires » ou réglementés.

Avec une passion peu commune, les tenants du SP défendent becs et ongles la spécificité de ces services. En faisant fausse route, car en suivant le fil d’un chemin depuis longtemps tracé ils oublient l’usager en cours de route.

Les services étant désormais la source première de revenus de notre belle nation, et de notre monde civilisé, les standards selon lesquels les sociétés privés produisent les services commerciaux deviennent malgré tout des référentiels à l’aune desquels les services publics sont évalués.

Pour réinstaller une démarche centrée utilisateurs, pourquoi ne pas proposer une mission longue à un designer de service qui apporterait une expertise et un oeil averti à un mode de production encore trop top-bottom.

E-administration, quel projet global pour une collectivité ?

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Simplifions. Faisons simple. Stop la contrainte. 24/24 et 7/7 et 365/365. L’E-Administration c’est un peu le saint graal du pratique, la quintessence de l’administration faite utilitaire, les oeufs de dragons d’une DGME Targaryen.

Mais commençons par le commencement, qu’est ce que l’E-administration ? Il s’agit de

l’utilisation des technologies de l’information et des communications dans les administrations publiques, associée à des changement au niveau de l’organisation et de nouvelles aptitudes du personnel. L’objectif est d’améliorer les services publics, renforcer les processus démocratiques et de soutien aux politiques publiques.

L’e-administration demeure un outil et non un objectif

Cette simple définition porte en elle de nombreux points de vigilance et de cohérence. En effet il s’agit de ne rien oublier de la liste des courses. Je vous encourage donc à saisir votre meilleur outil de to-do list et à noter:

  1. Utilisez les TIC
  2. Vérifier que vous êtes bien une administration publique
  3. N’imaginez pas faire à organisation constante
  4. Prévoyez un plan de formation
  5. Définissez clairement l’amélioration envisagée
  6. Pensez à associer votre public cible
  7. Et dans tout ça, quelles politiques publiques ?

Si vous imaginiez mettre en place quelques téléservices sans réfléchir à leur intégration dans un schéma global, logique, cohérent et financé, passez votre route, vous dépenseriez vos deniers publics en pure perte.

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Reebok The Rail, nouveauté de ma collection

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Oui je sais, je suis un indécrottable collectionneur de sneakers, à chacun ses vices, certains prennent plus de place que d’autres, je le concède. La passion des chaussures de basket, je la dois…au basket. Il y a des éléments qui font partie de la culture propre à chaque sport, à chaque activité. Comme le short de bain est une composante de la culture surf, les sneakers sont les fondations de la culture basket.

Bref, les nouvelles recrues sont des Reebok, The rail, réédition d’une paire portée par un jour talentueux mais fantasque qui n’a jamais eu la carrière qu’il aurait pu avoir, Glenn Robinson, dit Big Dog. Star universitaire avec l’université de Purdue, numéro 1 de la draft en 94, joueur régulier à 20 pts / 6 rbs par matchs mais leader d’une équipe de milieu de tableau, il finira tout de même sa carrière avec une bague de champion du fait de son passage aux Spurs de San Antonio (3.8 pts par match en play-offs…).

Son fils, Glenn robinson III, joue actuellement pour Michigan.

Re-bref, en 96, Reebok qui l’a sous contrat lui offre The Rail…Rééditées aujourd’hui. Et comme je les avais et les adorais en 96, ben je les rachète. C’est beau la fidelité non ?

 

MissLed un ange à ne pas laisser tomber

Miss Led

Belle découverte sur le net que cette artiste anglaise MissLed dont je viens d’acquérir deux oeuvres dont cette sublime beauté rousse imprimée sur papier épais, ce qui donne une texture à l’oeuvre, c’est sublime et numéroté de 1 à 10, j’ai le numéro 1…Il en reste peut être encore un ou deux..par ici

Si elle devient très célèbre je veux bien envisager de m’en séparer mais il faudra y mettre le prix ! Ah je me sens comme un collectionneur d’art. C’est grisant.

A fallen angel by MissLed

A fallen angel by MissLed

Vous pouvez aussi la suivre sur Facebook ou Twitter. Les puristes iront voir sur son profil Behance.

Dire bravo pour les bébés c’est gentil mais ce n’est pas permis

AXEL PONIATOWSKI (UMP), AU TALK ORANGE-LE FIGARO

Tiré des « 50 questions sur la Loi informatique et libertés » ce petit extrait, la question 31 :

Le maire peut-il utiliser le fichier d’état civil pour adresser félicitations ou condoléances ?
Non. Le maire, en tant que représentant de l’Etat, est responsable de la tenue des registres d’état civil dans sa commune. Les informations enregistrées par les services d’état civil à l’occasion de l’établissement ou de l’actualisation d’un acte ne peuvent être utilisées que pour l’accomplissement des missions dont sont investis les maires en leur qualité d’officier de l’état civil.
Elles ne peuvent donc pas être utilisées par les élus municipaux pour adresser des félicitations ou des condoléances.
Transmis à Axel Poniatowski qui trouve le moyen de récupérer nom, prénom, date de naissance et adresse des enfants nés à Pontoise pour leur adresser ses félicitations.

CMS de collectivités locales, et les utilisateurs dans tout ça?

Site internet du CG 91

Un site internet est une vitrine, un hub, un portail, bref un couteau suisse. Oui mais un couteau suisse qui n’est pas là pour amuser la galerie mais faire droit à ses destinataires d’obtenir une information, une connexion pertinente. Et qui dit pertinence dit adéquation des objectifs aux enjeux (oui c’est dans Martine fait de l’évaluation es politiques publiques). Après avoir vu les bonnes pratiques, voilà le concret du projet.

Quels sont donc les enjeux auxquels sont confrontés les collectivités ? Et bien tous ceux que veulent bien projeter les utilisateurs finaux.

D’une information basique (les horaires de la piscine, toujours en bonne place) à une demande d’interaction plus poussée (demande de RDV ou démarche administrative faite en ligne), la collectivité ne peut se permettre de louper ses cibles. Oui, ses cibles, pas sa cible. Car il y a autant d’utilisateurs que de façon d’accéder à un site internet. Plusieurs choses induisent cependant une réponse distinctive:

  1. la connaissance de la collectivité, sa logique étant connue dès lors qu’elle transpire souvent dans les plaquettes et autres publications à la ligne éditoriale bien définie
  2. la connaissance de l’environnement des collectivités : l’information est souvent structurée autour des missions des collectivités
  3. l’appropriation des conventions du web autour desquelles sont construits les sites de collectivités lorsque les élus ne se piquent pas d’y mettre le nez
  4. la fréquence de visite, la mémoire sensorielle induisant un accès plus rapide une fois la logique du site acquise

Petit tour dans le beau monde des CMS de collectivité locale.

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