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En plus d’organiser des Jeux Olympiques dont le budget final est une furieuse injure tant à la prévision budgétaire initiale qu’aux règles de la bonne gestion des deniers publics par temps de crise financière, nos amis anglo-saxons ont le sens de la formule.

« Path dependant ». Par cette courte expression, traduite en français par  dépendance au sentier , ils désignent toute la pesanteur de nos décisions passées dans les arbitrages, stratégiques, actuels. Le risque le plus évident étant « d’auto-générer des dynamiques auto-renforçantes » [Paul Pearson] de nature à induire des choix déviants de l’optimum.

A ce biais méthodologique nous pourrions choisir de répondre par la page blanche. Mais en avons nous réellement la volonté, et si tel était le cas, en avons nous encore le temps et les moyens ? La crise actuelle, nativement financière avant de ruisseler vers nos élaborations budgétaires, accélère le temps politique, et le sentiment d’urgence ressenti brouille nos capacités prospectives.

Notre administration territoriale est aujourd’hui obsolète. Obsolète car calquée sur un territoire dont les découpages sont historiquement contingents (départements, régions et même communes) et dont la pesanteur institutionnelle n’est pas au niveau de plasticité exigée pour faire face aux défis du monde liquide. Obsolète ne veut pas dire inefficace, car les trésors d’imagination et d’énergies déployés permettent à nos territoires de maintenir les services publics essentiels, et, tournée vers le monde, de maintenir une France pas encore totalement décrochée dans le concert international. Continuer la lecture Le syndrôme pas si néfaste de la page blanche

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Les marchés publics représentent une dépense non négligeable dans le porte monnaie des personnes publiques et partant, compte tenu du poids de celles-ci dans l’activité nationale, dans les bourses des contribuables.

Alors qu’une proposition de loi tend à vouloir réserver une partie des MP (de leur petit acronyme) aux PME, comme un « small business act » à la française, faisons rapidement le tour de cette question pour éclaircir les idées de chacun.

Les marchés publics, un volume financier loin d’être ridicule

Tout d’abord, le montant des marchés publics en France. Si l’on en croit l’Observatoire économique de l’achat public (OEAP, les Énarques adorent les acronymes), le volume financier des MP en 2012 représente 75,5 milliards d’euros, soit un peu moins de 4% du PIB (source INSEE). C’est important mais pas autant que l’on pourrait l’imaginer de prime abord compte tenu de la part de la dépense publique (57,1% en 2013) dans ce même PIB. Il faut dire que cette dépense intègre toutes les prestations sociales, les salaires des fonctionnaires qui par définition sont versés aux fonctionnaires, ainsi que les retraites versés aux fonctionnaires (dont on sait qu’ils n’étaient déjà pas bien actifs durant leur carrière, mais c’est un autre débat).

Quelle typologie de marchés publics ?

Pour les plus béotiens, les marchés publics sont répartis en 3 catégories : Fournitures, Services et Travaux. Pour faire simple, ce que vous pouvez palper, ce que l’on vous rend comme service et les trous que l’on creuse et murs que l’on monte.

Soit. À cette première distinction s’ajoute celle des personnes publiques qui recourent aux MP, et c’est là un élément d’importance, nous y reviendrons.

Voilà donc les MP 2012 tels que recensés par le toujours pointu OEAP, rattaché aux grosses têtes du ministère de l’économie.

Continuer la lecture Un small business act, pour quoi faire ?

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Simplifions. Faisons simple. Stop la contrainte. 24/24 et 7/7 et 365/365. L’E-Administration c’est un peu le saint graal du pratique, la quintessence de l’administration faite utilitaire, les oeufs de dragons d’une DGME Targaryen.

Mais commençons par le commencement, qu’est ce que l’E-administration ? Il s’agit de

l’utilisation des technologies de l’information et des communications dans les administrations publiques, associée à des changement au niveau de l’organisation et de nouvelles aptitudes du personnel. L’objectif est d’améliorer les services publics, renforcer les processus démocratiques et de soutien aux politiques publiques.

L’e-administration demeure un outil et non un objectif

Cette simple définition porte en elle de nombreux points de vigilance et de cohérence. En effet il s’agit de ne rien oublier de la liste des courses. Je vous encourage donc à saisir votre meilleur outil de to-do list et à noter:

  1. Utilisez les TIC
  2. Vérifier que vous êtes bien une administration publique
  3. N’imaginez pas faire à organisation constante
  4. Prévoyez un plan de formation
  5. Définissez clairement l’amélioration envisagée
  6. Pensez à associer votre public cible
  7. Et dans tout ça, quelles politiques publiques ?

Si vous imaginiez mettre en place quelques téléservices sans réfléchir à leur intégration dans un schéma global, logique, cohérent et financé, passez votre route, vous dépenseriez vos deniers publics en pure perte. Continuer la lecture E-administration, quel projet global pour une collectivité ?

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