Nous vivons une époque formidable

Parfois on se dit qu’il vaudrait mieux rester couché plutôt que de lire des conneries pareil.

Dans le train le matin, le vendredi matin pour être précis, c’est la lecture du gratuit « Sport » qui me permet de sortir doucement de la torpeur de la nuit.

Et ce matin (on est vendredi), sur quoi je tombe? (je ne me suis pas fait mal ne vous inquiétez pas) Un « article-interview » de Tony Parker. Pour ceux qui vivrait sans télé ou sur Mars (ce dont je doute volontiers) depuis 2 ans, TP (tipi en version US) est le premier français vainqueur d’un titre NBA.

Petite digression, le vainqueur du championnat NBA est autoproclamé « World champion », plutôt rigolo quand on connait les performances de l’équipe américaine ces trois dernières années.

Bref.. TP c’est monsieur melon, un ego surdimensionné et un QI d’huitre au repos. A la question de savoir si les prix des places pour voir les matchs d’exhibition ASVEL-Spurs (villeurbanne – San Antonio , hallucinant) et un autre dont je ne me rappelle plus l’adversaire, qui s’échelonnent de 98 à 144€, ne sont pas excessifs il répond:

« C’est cher mais grace à un accord spécial, sur mon site on peut acheter des places à 56 €, comme ça on peut venir en famille »…Comment perdre le sens des réalités quand on gagne 11 millions d’euros par an… 56X4 (famille type) = 224€ pour voir un match qui dure 40 min, ça ne vous fait rien vous?

Re-Bref..

A peine remis, j’arrive au taff, j’ouvre firefox, et là , cet article sur Yahoo…Les buralistes et restaurateurs demandent des accompagnements publics pour pouvoir survivre à la probable future interdiction de fumer dans les lieux publics.

Soyons clairs, pour moi un buraliste est un marchand de mort. Celui qui me sort que ce n’est pas le buraliste qui oblige à acheter, il peut aller se rhabiller vite fait. Un gars qui gagne sa vie en vendant un produit qui est une drogue (au sens où il provoque une addiction) légale devrait faire montre d’un peu plus de mesure quand il évoque son business..

Pour les restaurateurs, c’est pareil. Les gens viennent manger dans les restos non pas pour y fumer mais pour bouffer!!! La crainte qu’ils devraient avoir c’est de voir se barrer les clients qui débarassés des volutes de fumée, vont s’apercevoir que ce qu’on leur sert est déguelasse…

Le plus ironique dans cette histoire? Toujours la même chose en fait..Parmi ces gens là un bon paquet sont traditionnellement électeurs de droite et partisans de moins d’état pour moins d’impôts…sauf évidemment quand l’état peut les aider…Pitoyable

Je suis de gauche!

Voilà une bien grande nouvelle qu’il me fallait partager avec les quelques égarés qui finissent ici.
Alors pourquoi une telle déclaration de foi qui résonne comme une confession honteuse?

Parcqu’ici ou là , je constate que les blogeurs les plus influents ( pour peu que ceux-ci veuillent bien admettre leur influence) n’ont pas manqué de commenter et parfois railler le retrait du non candidat jospin. C’est le cas de Versac (inititeur de la république des blogs), mais aussi de Paxatagore (c’est quoi ce nom? vous vous imaginez dire « oh oui paxatagore? je le connais bien, j’adore..) ou de Nico et son bistrot politique. Autant dire que eux et d’autres encore mettent en relief les errements actuels des dirigeants socialistes avec une verve toute particulière.

La ségolène passe aussi à la moulinette du verbe assassin des meilleurs.

Et alors me direz vous? Et bien je partage leur peur.

La peur que cette pathétique bataille au sommet de l’organisation socialiste finisse par rebuter les électeurs.

La peur qu’au lieu de se concentrer sur les idées, sur les valeurs qu’ils devraient promouvoir, tous ces édiles n’en viennent à jouer le jeu de naboléon II.

Les français de gauche (pour une trés bonne définition de la « gauche conviction », allez voir du côté du blog à 4 mains) sauront-ils faire fi de cette mascarade pour écarter le danger que représenterait l’élection du farfadet de Neuilly? Rien n’est moins sûr.

Bien sûr que le débat doit aujourd’hui être prépondérant, qu’il convient de faire en sorte de sortir la société de ses dérives. Mais le veulent-ils seulement?

Comment peut-on prôner le partage des richesses, la solidarité avec les plus pauvres etc quand on est soit même incapable de mettre son ambition personnelle de côté, de choisir d’avoir moins pour que le groupe gagne?

Aujourd’hui je suis de gauche et j’ai peur…

I remember Paris

Pour un bordelais, émigrer à Paris c’est la désolation au premier abord. Moins de verdure, plus de bruit, plus de gens, moins de mer, moins de soleil…

Et puis finalement lorsque les conditions sont réunies, Paris c’est pas si mal que ça.

Les deux derniers week-end par exemple. Il y a 15 jours à l’occasion des journées du patrimoine, chérie et moi (avec beau papa et belle maman) avons été voir la ville Savoye à Poissy (Le Corbusier pour les incultes) après avoir descendu le Nil à la Géode.

Je conseille à tous ceux qui n’ont jamais mis les pieds à la géode de s’y rendre de toute urgence. Une fois acquittée la modique somme de 9€ (nous sommes à Paris n’oubliez pas, 9€ c’est rien), vous avez le droit à 40-45 min (oui je sais ça met l’heure à plus de 10€) d’explosion de mirette à 180° (bref sur la totalité du champ de vision).

Pour la villa Savoye, quand on revient de Poissy (oui c’est vrai il faut en revenir, et ce n’est pas gagné), on s’aperçoit assez vite que les bouquins d’architecture moderne regorgent de copieurs..Les mêmes plans libres, les mêmes fenêtres courant sur la longueurs des façades..

Bref. Petit moment de nostalgie ensuite dans le métro où la RATP avait eu la bonne idée (non je ne plaisante pas, même avec l’ancien directeur de cabinet de De Villepin à sa tête, la RATP peut encore avoir des bonnes idées), de ressortir une rame de 1937, la bb 761.

Un moment qu’il ne faillait pas rater: l’entrée à chaque station de la rame sous les yeux éberlués des voyageurs. Un écrito interdisait à l’époque de fumer et de cracher, comme quoi notre époque n’est peut être pas la pire.

Et ce week-end , rebelote avec un spectacle pyrotechnique à la Villette (tout près de chez moi c’est nickel)…

Je vais finir par aimer Paris moi..

La simplicité dans l’oeil de l’OCDE

« Le gouvernement devrait s’employer à modifier l’approche contre productive qui consiste à faire porter le poids de la protection des travailleurs contre les fluctuations économiques essentiellement par les employeurs, en assouplissant les dispositions de la législation relative à la protection de l’emploi qui concernent le contrat de travail normal. »

Il ne s’agit pas d’une énième déclaration du galouzeau mais bien d’une préconisation formulée par l’OCDE, grande tenant de la simplification du monde du travail pour un profit partagé, dans une étude datée du 16 juin 2005 (et dont Pierre Lazuly avait fait un beau billet). transmise en bonne et due forme au gouvernement celui-ci à a fait sienne ses bonnes idées libérales pour finalement présenter le CPE/CNE avec le grandiose succès que l’on connait.

Mais là où ça me titille le mou, c’est qu’il existe en économie une théorie intéressante sur la formation des contrats de travail et de la fixation du niveau de rémunération. Cékoidonc que cette nouvelle création intellectuelle?

Basiquement cette théorie postule que le travailleur, assez frileux il faut bien l’admettre, préfère conclure un contrat à salaire fixe, assurance pour lui de revenus stables en dépit des variations de la conjoncture. En période faste, il consent à ce que ce salaire soit inférieur à celui auquel il aurait pu prétendre, en contrepartie de quoi l’employeur « assure » un salaire identique dans les périodes de vaches moins grasses.

Car dans la fixation des salaires, l’employeur muni de sa grille d’offre d’emploi (durée offerte et salaire correspondant) ne proposera pas la même chose en période d’embellie qu’en période de récession.

Au final, on ne sait pas trop qui est le gagnant mais ce qui est certain par contre c’est que la tendance est toujours la même, on entend pas un patron se plaindre de payer des salaires plus bas que le niveau possible en période faste, par contre il s’en trouve toujours pour fustiger le poids excessif des rémunérations et charges associées en périodes creuses…

L’OCDE ne fait donc que relayer cette tendance que le bon sens populaire traduit souvent par l’expression, vouloir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière (cette dernière demande n’est pas néanmoins pas toujours satisfaite, et c’est parfois dommage )…

Je vais finir par croire que les patrons ne veulent pas que le bien de leurs employés (ce qui dans le monde des bisounours n’est pas le gars, gros patron couvrant gros travailleur de bisou et de miel)…

Deux chiffres et un peu de matière grise

Selon un sondage du Washington post 30 % des américains sont incapables de dire en quelle année à eu lieu le 11 septembre.

Toujours selon un sondage paru aux EU, 50% des lycéens américains seraient incapables de situer correctement la Nouvelle-orléans sur une carte.

Pour nous européens, ces deux sondages peuvent s’interpréter de plusieurs façons.

1) Decidément ils ne doivent pas manger beaucoup de poisson les ptits ricains parcequ’avec le tintamarre que l’on a fait sur ces deux évenements, ils devraient s’en souvenir…

2) Pour paraphraser monsieur Laffer, est-ce que trop d’info « visuelle » ne tuerai pas l’info?

A titre de réflexion finale, je tiens à vous faire part de cette nouvelle qui à l’aune de ce billet peut paraître étonnante, la proportion des étudiants américains sortant diplômés est plus forte qu’en France (84% chez Sam contre 67% chez Molière)… Ceci dit personne ne nous garantit la valeur de ces diplômés non plus…