Mes plus humbles et misérables salutations à notre magnanime sauveur!!!!

C'est cadeauEt dire que j’ai failli rater ça. Oh pardonnez moi noble parmi les nobles, miséricordieux parmi les miséricordieux, humble parmi les humbles, sauveur des sauveurs, messie salvateur, rédempeteur éternel de nos péchés.Notre mini-Père qui êtes aux cieux (enfin place beauvau mais c’est pas loin), que votre nom soit tagué sanctifié, que votre règne arrive , que votre volonté soit faite, sur la terre comme dans le 9-3.

Donnez-nous aujourd’hui le pain nécessaire à 30 jours pas plus sinon j’ai des trous dans ma compta) mais délivrez nous du malin (qui, vil traître a pris les traits tirés d’une paienne du poitou).

Amen

Sois tu loué durant les siècles à venir grand petit immense Nicolas. Et pis joyeux anniversaire hein mon pote sans rancune? Nicolas a 52 ans, plus que le Christ mais moins que ses idées, c’est déjà ça..

Et si?

Zen attitudeLe Parti Socialiste est-il vraiment fait pour diriger la France? Ségolène Royal peut-elle être la prochaine présidente de la république? La Gauche peut-elle vraiment prendre le relais d’un Jacques Chirac apathique? L’élection présidentielle qui se profile verra t-elle la Droite UMP menée par Nicolas Sarkozy conserver, pour la première fois, la barre du pouvoir? Et si la gauche l’emporte?
La politique aujourd’hui se résume bien souvent à une lutte de pouvoir. Qui sera président, qui sera ministre ? Quelle sera la place de la France dans l’Europe, fera t-on de notre état le leader du monde libre face aux États-Unis?

(suite…)

Nicolas? Jaurès pensait, lui..

Jean mon poteEt voilà donc qu’il se revendique de Jaurès le petit Nicolas.

Assez pour le citer, assez pour dénier au PS une main mise sur le patrimoine de l’inoubliable auteur du Discours à la jeunesse.

Oui mais voilà , Nicolas Sarkozy c’est du Canada Dry de réflexion, il le dit lui même , « je ne suis pas assez intelligent pour être idéologue ».

Et c’est bien là que le bas blesse. Car à défaut de réfléchir on peut toujours citer. Somerset Maugham l’a résumé dans un aphorisme célèbre : « La faculté de citer est un substitut commode à l’intelligence« 

Et pour citer le petit Nicolas s’y entend fort bien, sortant de sa poche les Blum, Jaurès, Michel-Ange, Guy Môquet, Georges Pompidou, Jules Ferry, Sophocle ou Senghor. On fait difficielement plus large quoique Bécassine fût oubliée.
A ce niveau là d’étalage de la confiture ce n’est plus de l’esbrouffe, c’est de l’art.

(suite…)

L'UMP où l'art de dire n'importe quoi – Service public Part 1.

Le truc qui fait rireBon d’accord cette fois-ci c’est partisan.

Mais pas inutilement partisan. Intelligement partisan. Puisque les chantres de Nicolas Ier veulent débattre sur les idées allons y, et franchement.

Lorsque l’on veut fustiger le manque de démocratie à l’UMP on fait une chose, on dit : mais où est l’écoute?

Vous obtiendrez alors la réponse suivante [avec un ton plus ou moins dédaigneux qui voudra dire « t’es quand même un gros con toi non? Tu sais pas lire? ]

– « Dans les conventions » !!!

Et bien allons voir dans ces fameuses convention ce qu’il en est: Première à passer au scalpel de FrednetickWorld et c’est bien normal, la convention sur les services publics, c’est mon business.

Première réflexion, ils connaissent visiblement leur sujet, citant les lois de Rolland sur la continuité, l’adaptabilité et l’égalité devant le SP. C’est un peu le minimum.

Deuxième réflexion, le document a été élaboré par la direction des études de l’UMP, je ne vois pas trop où est la consultation là dedans mais ce n’est pas grave, le tout c’est d’y croire, comme bien souvent du côté de chez nico.

Première dérive, dès les pages d’introdution, le sentiment est qu’ils entendent donner une leçon à ceux pour qui le SP est nécessairement le fait de personnes publiques.

« Le service public ne doit donc pas être confondu avec les personnes publiques, sauf à commettre une erreur d’interprétation historique et à omettre le
fait qu’à l’heure actuelle, un grand nombre des services publics sont assurés par des personnes privées
. »
Sans déconner? Sauf à prendre les socialistes pour des neuneus de premier ordre, il faut être gonflé pour avoir l’air de réveler une vérité première, un scoop en disant que la gestion déléguée est très fréquemment utilisée par les CL pour gérer certains SP. C’est à peut prêt du niveau 1ère année de DEUG de Droit (enfin Licence maintenant), bref rien de très glorieux.
Mais la suite est encore meilleure. Car derrière cet argument se profile celui moins subtil de l’efficacité de l’entreprise privée par rapport à la gestion directe.

Nécessairement un tas de fonctionnaires incompétents ne sauraient rivaliser avec l’acuité intellectuelle de personnel privé.

Le privé moins cher et plus performant?

Conclusion:  » elle omet les améliorations significatives qu’a apportées l’ouverture à la concurrence dans de nombreux secteurs, notamment dans les domaines des télécommunications et du transport aérien, marqués par une baisse des prix, une multiplication de l’offre, un renforcement de l’innovation technique et commerciale. »

Pour mémoire je vous rappelle que le conseil de la concurrence a infligé à Bouygues, SFR et Orange une amende de 534 millions d’euros pour avoir volontairement mainetnu un niveau de prix artificel supérieur à ce qu’il aurait dû être. Pour la baisse des prix vous repasserez.

Oui mais lorsque l’on délègue alors? Et bien si vous êtes un peu curieux vous irez demander à la Communauté Urbaine de Bordeaux ce qu’il en est pour le transport scolaire : +25% par rapport à une estimation déjà volontairement pessimiste.

Et Alain Rousset a obtenu une « ristourne » de 29.3 millions d’euros , trop perçus par la Lyonnaise des Eaux.

Et le CC a infligé 754 millions d’euros d’amende pour pratique anti concurrentielle en 2005.

C’est beau d’avoir des convictions, mais vouloir plier la réalité à ses arguments relève de la malhonnêteté intellectuelle basique.

Oui parfois le privé est plus performant, oui parfois il apporte une adaptation technologique, mais ce n’est pas aussi systématique que semble vouloir le faire croire l’UMP.

Pour éviter les posts trop longs, on se retrouve dans la part 2, et c’est pour bientôt.

Vos papiers, s'il vous plait, Môssieur !

Ne rêvez pas, c'est �  Amsterdam Bien évidement là , avec cette photo vous allez vous dire « moi aussi je veux être contrôlé !!!

Mais rassurez vous , ce n’est pas en France mais aux Pays-Bas (ils sont fortiches aux Pays-bas !!).

Alors quoi, c’est quoi cette histoire de papiers? Et bien figurez vous qu’après 30 ans et 6 jours de paisible ignorance des forces de l’ordre, il m’a été donné d’être « contrôlé d’identité ».

Dressons le décor si vous le voulez bien (figure de style de politesse, je fais ce que je veux, je dresserai donc le décor):

Ligne Persan Beaumont – Paris Nord, 18h35, aux alentours d’Ermont halte, je suis plongé dans la lecture du « Discours de la servitude volontaire » de l’ami Etienne ((de la Boétie pour les incultes!!!)). Je me débats depuis presque 15 minutes avec des tournures de phrases qui feraient presque oublier qu’Etienne et moi parlons la même langue, ce doit être le décalage horaire de 458 ans.

Quand soudain une main se pose sur mon épaule ((L’effet impulse, avec la belle policière hollandaise?)). Détournant mes yeux du classique je croise ceux d’un agent de la force publique qui lui croise mon pied posé entre deux banquettes (mais si vous savez cette fine bande de plastique sur laquelle l’on pose négligement son pied en espérant que ce n’est pas vraiment la banquette, sinon on passe pour un jeune malotru).

Ayant déjà par le passé été rappelé à l’ordre (je suis un dangereux récidiviste moi, attention, un vrai fou), j’ôte avec un sourire mon 44.5 fillette de la bande plastique.

Visiblement cela ne suffit pas et le charmant pandore me demande de le suivre. Etonné mais drapé dans ma superbe je décide d’obtempérer. [Sous le regard volontiers réprobateurs des autres passagers, quand la police vient ce n’est jamais par hasard!!!] Je vais retranscrire le plus fidèlement possible la suite:

– Bonjour, monsieur, auriez vous des papiers d’identité, monsieur? [Diantre, que vous êtes bien urbain mon brave] – Oui [Mode Francis Blanche, « Oui il peut le dire!!! »] – Pourriez vous me les montrer, monsieur?

– c’est ce que je suis en train de faire , dis-je les doigts empétrés dans les fils de l’ipod.

Il tend alors mon passeport ((toujours près à partir aux 4 coins du monde le gars. D’ailleurs saviez vous que l’on peut obtenir un passeport en 3 jours pour raison professionnelle? La classe non? Moi c’était pour une animation-démo de roller à Marakech)) à son pote en bleu auxquel on avait visiblement greffé un talkie-walkie à la main, une première en France passée assez inaperçue.

– Vous avez des objets dangereux dans vos poches, monsieur?

– Tout dépend de ce que vous appelez dangereux, un livre c’est pas dangereux? [Attention à l’humour dans les situations telles que celles-ci, ça peut être mal interprété, mais bon là c’était Actor’s studio donc ça passe..] – Vous pouvez vider vos poches s’il vous plait, monsieur?

Imaginez tenir dans ses mains 1 gros portefeuille, 1 chéquier, un portable, un ipod, mon programme de gym ((hé oui sportif en plus)), trois livres dont le dernier Olivier Bouda-Olga ((très bon au passage)), et mes clés… Une véritable torture!!!

Il zieute mon sac.

– Vous n’avez pas d’objet dangereux dans votre sac, monsieur?

A ce point de la conversation il me parait bon de fixer mon interlocuteur tant je sens que le monsieur qu’il se plait à coller à chaque fin de phrase commence à me flipper.

[Je résiste à l’envie de demander si cette politesse participe d’un toc ou à fait l’objet d’une circulaire du ministère de l’intérieur ((je doute de l’un comme de l’autre d’où mon hésitation)), sentant que la bonne humeur n’a plus parcouru ce visage de ses crispations zygomatiques depuis un paquet de temps.]

– Non quelques chaussettes sales, un short et un tee-shirt mouillé, rien de très dangereux [Ne pas faire la blague des armes bactériologiques je ne sens pas le public trop réceptif]

Je me hasarde à une question tandis que son collègue discute toujours dans sa boite en fer, épelant mon nom à quelque mystérieux interlocuteur caché quelque part dans une base secrète de la NSA ((quoi j’ai pas la droit d’être parano)):

– Puis-je savoir ce qui motive ce contrôle? [Après tout ça fait juste 5 minutes qu’il me demande des trucs sans m’avoir dit pourquoi, ma curiosité commence à se faire pressante]

– on va vous le dire, vous n’avez jamais eu de contacts avec la police, monsieur? [Décidement il en veut avec son monsieur!!!]

– A part pour aller faire établir ce passeport, non. [Quoiqu’a la réflexion j’ai bien une plainte pendante devant le tribunal correctionnelle de Bordeaux mais je crains que les flics de l’époque n’aient pris ma plainte comme de gougniafiés, ça fait 5 ans que je n’ai pas de nouvelles, ça doit participer du mouvement de baisse des infractions..]

– Vous savez que le pied-banquette est passible de 150€ d’amende, monsieur? [ sans déconner?]

– Je n’en savais rien [Ben tiens, je demanderai bien à savoir quel serait le motif de la contravention mais mon surmoi parvient à contrôler l’irresistible envie de rigoler en demandant s’ils n’ont pas autres choses à foutre de leur journée]

– Comme vous avez été correct [ merci maman, merci papa pour cette merveilleuse éducation !!] , ça ira , monsieur.

Le regard et l’attitude du gars, renforcé par la façon un tantinet provocatrice qu’il a eu de me heurter en ramassant mes clés tombées par terre ((je vous l’avais bien dit que ce n’était pas évident de tenir plein de trucs dans les mains)), me laisse à penser qu’il aurait suffit que je soit un peu moins correct, un peu moins cadre, voir même un peu moins blanc pour que la chose ne se passe pas entre « monsieur » de bonne compagnie.

C’est peut être un présupposé, mais s’il me vient à l’esprit à moi qui n’avait jamais eu droit à ce genre de petites tracasseries, je ne peux que supposer que la vie de jeunes blacks ou beurs de banlieue ne doit pas ressembler à la vie des bisounours lorsqu’ils croisent des policiers.

J’ai peine à me rappeler le nombre de fois où il a dit monsieur mais en y repensant ça faisait très  » Quels sont tes souvenirs d’enfance , Clarisse? »… Un peu flippant.