Quotes en stock n°7

Le costume de David Beckham et l’efficacité de Monsieur Propre. Rien de moins. Le très fashion Vanity Fair vient en effet de nominer notre guide suprême parmi les 10 personnalités masculines les mieux habillées. Gloire éternelle et reconnaissance mondiale, c’était bien un minimum pour le french president, french touch oblige. Et encore ne nous dit-on rien des performances nécessairement hallucinantes de notre Héros dans les disciplines horizontales!!!

Nicolas Sarkozy encore avec une feuille de laitue route pour MAM en matière de délinquance. -5% sur deux ans pour le délinquance générale et -10% pour le délinquance sur la voie publique, c’est l’objectif de la ministre feuillue. Encore une fois, c’est du grand n’importe quoi, la délinquance dont on parle n’est que celle enregistrée par le police, avec les petits arrangements traditionnels qui permettent d’atteindre sans coup férir les chiffres annoncées. Je parie donc ici même aujourd’hui que dans deux ans la délinquance aura baissé de plus de 5% et le taux d’élucidation aura atteint les 40%. Je mets 10€ dessus.

Je ne l’aime pas. Tony Parker me sors même franchement par les yeux avec sa tendance quasi pathologique au strass et paillettes, au rap foireux et à l’esbrouffe basketballistique. Néanmoins il faut reconnaître que faire la couverture de SLAM (l’équivalent basket du NY Times, i.e une bible) n’est pas une mince performance. La France qui gagne probablement. Reste désormais à passer du papier glacé au parquet pour mener le France à un podium Européen.

Basket toujours, Kevin Garnett devrait faire ses bagages pour Boston rejoindre ray Allen et Paul Pierce, les spécialistes apprécieront. On avait pas vu un tel trio depuis le milieu des années 90 et le gang des flingueurs Mullin, Richmond et Hardaway, surnommé le run-TMC.

Shock corridor version slave

Larissa Arap est journaliste, c’est déjà suffisant pour filer des boutons à Vladimir Poutine. Ajoutez à cela que celle-ci a eu l’outrecuidance de signer un article particulièrement acide sur le milieu des hôpitaux psychiatriques russes et vous aurez une idée relativement claire des raisons de son internement d’office .

Une affaire qui n’est pas sans rappeler le film Shock corridor, que je vous conseille vivement.

Le cas de la journaliste est pendant devant le « délégué aux droits de l’homme russe (emploi fictif non?) ,Vladimir Loukine, et de la présidente de la chambre civile auprès du président russe, Ella Panfilova ».

Quand nos amis démocrates russes se piquent de traitements psychiatriques ils n’y vont pas avec le dos de la bouteille…

70% de propriétaires?

C’est l’objectif de françois Fillon, ou bien de Nicolas Sarkozy, ou bien des deux, on ne sait plus trop.

70% de propriétaires. Magnifique.

Le logement est devenu une cause nationale, comme l’éducation, la luttre contre la délinquance ou les pièces jaunes. C’est cependant un domaine dans lequel les raccourcis sont couramment empruntés. Le problème étant que comme David Vincent, le couple Sarkozy-Fillon ne trouvera peut pas le chemin qu’ils cherchaient.

La France compte 57% de propriétaires, mais seulement 60% ((35% du total des ménages, donnée INSEE )) d’entre eux n’ont pas d’emprunt sur le dos, ce qui change considérablement la donne. Pourquoi? je vais vous le dire.

Lorsque vous faites l’acquisition d’un logement vous devez prendre en considération plusieurs petites choses:

  • Votre niveau de revenu actuel et escompté sur la durée du prêt
  • La durée de détention du bien
  • La position du marché dans son cycle
  • Les taux auxquels vous pouvez emprunter
  • Les volumes de biens offerts
  • Les aides dont vous pouvez bénéficier

Actuellement les taux sont bas mais le marché est à son apogée, les volumes sont restreints par rapport à la demande solvable mais les stocks n’ont jamais été aussi importants.

Une situation qui se traduit relativement bien dans les enquêtes d’opinion actuelles, 48% des sondés jugeant les prix « inaccessibles » et 41% « importants ».

C’est donc tout naturellement que les intentions d’achat sont tombées à 14% en mai contre 18% en octobre, la machine se grippe un chouilla.

Au delà des chiffres dont on connait le caractère fortement hâbleur, le lecteur averti ne pourra faire l’économie d’une question : pourquoi donc vouloir être propriétaire?

C’est une interrogation à laquelle il serait préférable de répondre avant même de proclamer « nous aurons 70% de propriétaires » mais tel ne fût pas l’ordre dans lequel les choses se passerent. D’une comparaison européenne nous avons tiré la conclusion un peu hâtive me semble t-il que nous devons avoir une grosse majorité de propriétaires.

J’entends sur ma droite une raison bien souvent avancée « Parceque ça fait rêver de faire des trous sans avoir à demander la permission ». ben tient!!

« Parceque la propriété c’est la sécurité » me souffle t-on aussi au creux de l’oreille. Ahhhhh que voilà un bel idéalisme transformé par la magie d’un alchimiste politique en croyance populaire. Devant l’incertitude concernant la pérénité des systèmes de retraite par répartition, la pierre serait encore et toujours un refuge inexpugnable.

Voyons cela si vous le voulez bien.

Encore une fois, par le biais d’un tête à queue des plus pratique, la charrue se retrouve devant les boeufs. La sécurité du logement n’est qu’un accessoire de la sécurité de la vie. Laquelle se lit actuellement au prisme de deux grands domaines: l’amour et le travail.

C’est beau comme un poême de D.De Villepin me direz vous avec ce sarcasme qui vous colle à la peau comme les ennuis judiciaires aux basques de Jacques C.

Non, c’est bien plus percutant que les vers les plus perforants de notre Galouzeau chéri.

Courrons ensemble sur le doux chemin des chiffres, celui qui pave nos quotidiens indépendants et les autres aussi: aujourd’hui la durée moyenne de détention d’un bien immobilier est de 7 années et celle d’un mariage de 12 ans.

Considérant que la durée moyenne d’un prêt nécessaire à l’acquistion d’un bien est aujourd’hui comprise entre 15 et 30 ans il ne faut pas avoir fait polyclinique pour comprendre qu’un foyer français moyen possède de grandes chances pour connaître l’un des deux « incidents » (divorce ou vente) durant sa durée de remboursement.

Qu’arrive t-il alors à notre charmant couple de français si soucieux de rentrer dans la norme si médiatiquement promue par notre président?

Il lui faut vendre son bien.

Commence alors une péridode de doute quasi existenciel. Le niveau des prix est-il resté constant? Si vous étiez dans un cycle haussier, c’est tout bénéf, vous vendez une résidence principale, empôchez une plus value qui vous permet de payer les droits de mutation, de rembourser par avance le prêt, de prendre un prêt relais et de retrouver chacun un charmant 50m² avec cuisinette US intégrée et vis à vis offert, la classe mondiale.

Mais si au contraire vous avez la scoumoune collée aux basques comme les secrétaires de la Berryer à celui d’un candidat malheureux, c’est la tuile. La dispendieuse mégère qui fût votre femme, ou le tordu barbouze qui fût votre mari, devra partager avec vous (exemple de la communauté de biens, régime par défaut) un bien dont la valeur de revente peut être parfois 3 fois inférieur à la valeur d’achat (exemple concret d’un bien parisien valant 450.000€ en 91 et 150.000 en 97). Votre emprunt lui est toujours de 450.000€, pas de chance.

Je vous épargne la spirale descendante bien souvent provoquée par ce genre de situation qui peut concerner 50% des propriétaires (en cours de remboursement) et donc 30% des français.

Etre propriétaire c’est la sécurité? Dans un monde de bisounours, immobile et de pelin emploi sûrement. Dans les autres cas, c’est un destin à l’américaine, l’american nightmare 2007, qui se profile… Perso j’attends le bas du cycle.

A quoi sert le monde du "privé"? Au bonheur, jeune padawan!

C’est une bonne question et je me remercie d’avoir bien voulu la formuler dans des termes ouvrant aussi large le débat. Le privé que l’on oppose en général au public est un peu comme le côté obscur de la force. Le décor est posé, voyons en les acteurs.

Au sommet, l’empereur, mister profit. Il est celui vers lequel tout le monde se tourne, les plus afficionados allant jusqu’à lui vendre (hé oui, on ne se refait pas) leur âme dans un délire très Faustien.

Vient ensuite dark dollar, le bras droit de monsieur Profit (pour les amateurs de série, la comparaison n’est pas forcément des plus avantageuses..). Il assure à l’oncle Sam (samuel? sammy le pote de scoubidoo?) une main mise sur le monde qui lui permet d’imposer à peut près tout et n’importe quoi sans soulever le plus léger haussement de sourcil. Dark dollar est quand même super sympa puisqu’il évite d’être trop ouvertement pro-dictature, bien que la liberté d’entreprendre soit bien plus grande dans ces contrées hospitalières pour ceux qui ont des devises à dépenser.

Vous avez ensuite les chasseurs de primes, aussi appelés spéculateurs, mais n’utilisez pas ce mot ils n’apprécient pas (à peu près autant qu’une lampe braquée dans les yeux un matin de cuite géante). Non préférez le mot d’investisseurs éclairés. Leurs millions font le tour du monde plus rapidement qu’un ballon de Steve Fossett et en laissant moins de trace qu’un avion furtif, canardent une monnaie, une entreprise (oh le beau LBO !!!), voir une économie entière s’ils sont prit d’une fièvre joueuse. Aussitôt arrivés, aussitôt partis, kaizersauzë style, en moins claudiquant.

Puis une myriade de gardes blancs, payés grassement pour jouer les petits chefs avec les péquins moyens.

Les péquins moyens dont l’empereur profit veut une chose, leur blé. Cela fait très gabelle, dime etc mais ce n’est pas si éloigné que cela. Pour ce faire, aucun répit.

Dès que l’on trouve un domaine rentable auprès d’un acheteur un tant soit peu solvable ((En cas d’hésitation prolongée de la cible, ne paniquez pas, ayez recours au marketing et le pigeon accourrera immanquablement, persuadé d’être hype, voir même 2.0)) , on fonce. Si d’aventure un jedi du public tente de s’interposer, criez haut et fort « CONCCUUURRRENNNCCCCE « , s’il est doué d’un minimum de raison il s’écartera.

Mais attention parfois ces baltringues en tenues de clown, probablement cérébralement vidés pour avoir tenté de résister au marketing, ne veulent pas lâcher prise. Ils tenteront alors de vous amadouer avec des phrases mielleuses (mais parfaitement stupides), type « l’Homme n’est pas une marchandise » ou  » droits de l’Homme inaliénables », c’est retors mais vous voilà prévenus, ne pliez pas, vous êtes dans le droit chemin, ils sont les rebus d’une humanité archaïque.

Pour l’eau, le gaz, le wifi, l’air même, n’hésitez pas, réagissez et investissez !!!!

Et si malgré vos efforts humanistes (abus de position dominante, dol, lésion, vol d’information, traffic d’influence etc) rien n’y fait, vous devrez vous résoudre à utiliser les tribunaux. N’ayez pas peur, vous en trouverez forcément un qui vous donnera raison.

Allez, et que la force soit avec toi, jeune padawan.