Qui cesse de mouliner tombe bêtement…

Tout le monde gausse la BCE, raille son hésitation à baisser ses taux devant la menace croissante d’un ralentissement de la dite croissance. Et les mêmes détracteurs de montrer en exemple la FED américaine, qui elle a les cojones de baisser les taux malgré l’inflation.

Le Figaro le rappelait, et Le Monde qui vient s’en faisait l’écho , l’inflation aux EU s’est établie à 4.3% en 2007, avec une extrême régularité dans le périmètre des produits touchés. Et pourtant la banque centrale, au travers de la voix de son président , se dit prête à abaisser encore une fois le prix de l’argent.Pourquoi?
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Le politiquement incorrect est-il politiquement correct?

c’est la grande mode ces derniers temps sur les blogs et dans les commentaires. Il y aurait d’un côté ceux qui reproduisent le politiquement correct en s’empêchant de parler de certaine choses, s’autolimitant pour ne pas passer pour ce qu’ils ne sont pas et ceux qui pourfendraient cet état de fait.

La sclérose intellectuelle mise à bas par l’esprit de liberté de certain blogo-commentateurs, on aura tout vu. Car poussons le bouchon assez loin pour que Maurice se fasse engueuler.

Au nom de cette liberté retrouvée, de cet état de nature post-moderne, nous pourrions de nouveau tout dire. Noatruc nous dit que coucher avec des noirs la dégoute? La dénoncer c’est politiquement correct. Vanneste dit que l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité? Le dénoncer c’est politiquement correct. Dénoncer le FN? Politiquement correct. Dénoncer les dérives présidentialistes? Politiquement correct. Dénoncer la bétise? Politiquement correct. Dénoncer l’antisémitisme? Politiquement correct.

Vous voulez faire fortune? Vendez des tee-shirts avec la phrase suivante: je suis politiquement incorrect, j’aime pas les pseudos-bobos-miévres-politiquement-corrects…

Affligeant.

Attention, psychopathes en liberté..mais pas ceux que vous croyez.

Cela ne vous aura pas échappé, le nombre potentiel de psychopathes en liberté présumément potentiellement dangereux et susceptibles si les circonstances se présentent d’être des prédateurs pour les gens normaux qui n’ont rien demandé du tout vient d’exploser. A l’origine de cette recrudescence possible de danger sur pattes, une décision.

Celle du conseil constitutionnel de ne pas appliquer rétroactivement la mesure phare de la loi présentée par Rachida Dati, votée par le parlement et promulguée hier par le président de la République (orpheline desdites mesures incriminées).

Au delà de la question bien légitime de la sécurité de nos rues, qui fait l’objet d’un traitement tout particulièrement attentif en période pré-électorale, se pose celui de la justice. Une justice aujourd’hui tout autant tournée vers la victime, parfois même la victime potentielle, que vers le délinquant.

Est-ce un mal? Un bien? Un pis-aller? Une impasse? Une sottise? Peu importe, puisque le mouvement est enclenché, et que rien ne semble l’empêcher de prospérer…au détriment d’autres questions toutes aussi importantes, sinon capitales… (suite…)

La construction identitaire d'un espace urbain

Je le reconnais, le thème est relativement éloigné de ma prose habituelle, et pourtant.

Les opérations de requalification urbaine sont décidées par des élus, mises en oeuvre par des fonctionnaires territoriaux qui parfois jouent aussi le rôle d’impulseur, et modifient parfois profondément le sentiment d’appartenance des citoyens à leur espace public. Cette problématique, actuelle, est au coeur de la réflexion politique de proximité, car donner un sens à l’espace public c’est aussi inscrire ses habitants dans un environnement particulier.

Une espèce de Simcity communal en quelque sorte. (suite…)

Yves Jégo mériterait-il d'être traité de pauvre con?

La question est sensible. En effet depuis peu le sieur Jego est sujet à la procéduria judicia, forme aïgue de dérive à l’américaine, qui se remarque notamment par une propension élevée à la judiciarisation de la vie courante.

Il intente en effet un procès en diffamation et injure à un blogueur, Yves Poyet, taulier de Flamberge , pour l’avoir mesquinement décrit, en ombre chinoise, comme « apparatchik de parti » (sic) et en l’accusant d’avoir « grenouillé dans les diverses officines, cabinets et autres distributeurs d’emplois publics réservés« (sic). Cela pour la diffamation. L’injure quant à elle n’impute pas de fait, mais se caractérise par «  toute expression outrageante, termes de mépris ou invective » – selon l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse . Et ça, c’est mal. (suite…)