Une entreprise sans usine? Le rêve évanoui de Serge Tchuruk

Il y a 7 ans de cela, le fantasque Serge Tchuruk annonçait ce qui semblait à l’époque complétement fou, et qui s’avère au final complétement raté, le rêve d’une entreprise sans usine.

7 ans après, Alcatel, depuis fusionné avec l’américain Lucent (2006), n’est plus que l’ombre de l’empire qu’il rêvait d’être. Entre grandeur et décadence, le parcours chaotique d’un rêveur qui fait assumer par les autres ses espoirs de grandeur. (suite…)

L’empire du milieu? Le milieu? Le milieu de quoi?

Dans quelques jours s’ouvrent les JO. Si vous ne le saviez pas, j’ai quelques hypothèses, l’une d’elles consiste en un voyage sur Mars, l’autre une forme assez précoce de maladie d’Alzheimer, la dernière en un rejet quasi mystique de l’élevage aux hormones.

Mes prédictions vont aussi ne pas surprendre les plus aguerris: le record du monde du 100m homme va tomber, probablement avant la finale, celui du 200m ne sera pas loin, le RM perche féminin aussi, les USA vont récupérer la médaille d’or en basket et nous n’aurons jamais les 40 médailles dont rêve tout haut Bernard Laporte.

Mais plus que tout, ces JO seront la victoire de la naiveté. Celle de croire que la Chine communiste convertie au capitalisme-d’Etat-sauvage-mais-collectif va pouvoir changer. Celle de croire que leur confier les JO aurait pu changer leur façon d’agir, leur façon de penser dans le domaine des droits de l’Homme.

Et l’on confine à la bétise lorsque l’on imagine que l’internet puisse être libre durant la trêve olympique. Cela fait bien longtemps que l’on ne s’arrête plus de faire la guerre pendant ce gentil rassemblement, et la guerre que les autorités centrales chinoises mènent à l’endroit de leur citoyens les plus libres d’esprit ne s’arrêtera pas.

Elle ne le peut pas.

Dans une société sous tension, où les caciques profitent à fond d’un système économique dans lequel la minorité écrase la majorité, où le ruissellement greenspanien n’est rien devant les détournements de fleuves, la liberté ne peut pas être assurée.

Mettez un coin en bois dans la roche, imbibez le d’eau. Imaginer que la roche sino-capitaliste puisse laisser des gens imbiber le coin qui la mettra à bas est tout simplement la négation d’une liaison synaptique normale dans les cerveaux des leaders du parti.

Le direct? On verra, s’agirait pas d’avoir à massacrer des huluberlus en live devant 2 milliards de téléspectateurs. Les habitudes ont la dent dure, malgré l’entraînement les réflexes ressurgiront.

Internet? On limitera bien évidemment. Relayer l’info c’est une chose, regarder à la loupe de la toile les petits secrets d’un Etat autoritaire c’est mesquin.

Les gentils pôv? On les cachera, parce que le miracle chinois ne saurait tolérer d’être ainsi foulé au pied par des « occidentaux dont nous n’avons aucune leçon à recevoir ». Pis en plus ils crachent par terre et se frottent le ventre en public…

Tout va bien dans le meilleur des mondes, huit ans après avoir offert les JO à la Chine, le monde éberlué s’aperçoit que ces gougnafiés ont tout pris sans rien offrir en échange.

Décidément, la naiveté intéressée est bien le pire des maux de notre siècle…

Obama c'est mon copain

Petit sarko deviendra grand

Petit sarko deviendra grand

Il est temps de mettre un terme aux batailles idéologiques, temps de ne plus s’opposer bêtement et mécaniquement aux jérémiades et péroraisons de notre président.

Il est temps, grand temps de faire notre aggiotrucmento là que c’est compliqué à dire, il est temps de faire tomber les murs de l’intransigeance malsaine, de la ténébreuse ignorance, de la crasse bêtise . Il est temps de mettre de côté les billevesées socialo-marxistes, les amphigouris écologiques, les élucubrations abracadabrantesques gaulliennes. Il est temps de s’unir derrière sa bannière et de déclarer tous ensemble: Obama c’est mon copain!

Et ensemble, alors, nous trouverons le courage de dire les vraies choses. De dire et de crier aux oreilles du monde les vérités que les puissants voudraient taire, et que la maitresse ben elle veut pas entendre:

  • Vlad Poutine, ben il est très très méchant, et il est tout sale, il a toujours des morceaux de rebelles sur ses vêtements
  • Angela Merkel elle pue de la bouche, pis sa coiffure on dirait Bernadette Chirac
  • Georges Bush il a un gros cul mais un tout petit kiki et un tout petit petit QI
  • Chirac il sent le vieux et le moisi
  • Devedjian il me casse les couilles, mon fils il va lui pêter la gueule dans le tunnel de Neuilly
  • Hu Jintao on dirait qu’il est tout fatigué, il a les yeux tout tirés
  • Le dalaï Lama il devrait pas mettre de robe, ça fait tapette

Et pis avec mes vrais copains maitres du monde même qu’on va faire la fête dans ma cabane secrète que j’ai construite moi avec mes mains dans le fond du jardin de l’Elysée. Et pis si on veut on pourra faire la teuf toute la nuit parce que la police elle vient jamais m’embêter, c’est moi le chef de la police.

Et même que si on est vraiment guedins, on boira un litre entier d’orangeade avec des cookies que ma femme-top-modèle-mannequin elle aura fait pour moi parce que je suis une bête au lit, même que plus que Raphael…

Pis d’abord je peux plus vous parler, faut que j’aille jouer avec mon copain Barack.

Le vol RSA est annoncé avec un retard d'une année

A l’heure où l’on estime le nombre de pôvs à 7.8 millions, rien que ça, le dispositif proposé par Martin Hirsch, le revenu de solidarité active (RSA), semble ne plus rentrer dans les plans d’orthodoxie financière de l’Etat français. Tour à tour Gilles Carrez, rapporteur UMP du budget à l’Assemblée, et Jean Arthuis, président centriste de la commission des finances ont mis en avant « une équation budgétaire très difficile » pour financer le RSA.

Avant de conclure, avec le sourire des bienheureux que nous devrions y voir plus clair en 2010. Généralisable selon mini-président (via Hirsch) au 1er juin 2009, il semblerait donc que le gaz soit dans l’eau et le bébé noyé avec l’eau du gaz. Signe de démobilisation dans les équipes ayant assuré la mise en place, certains sont déjà recasés ailleurs en prévision de la fin de l’expérimentation.

Je pourrais vous dire que je l’avais annoncé mais ce serait mesquin de ma part. Il ne reste plus qu’à lire le rapport de l’INSEE pour voir à quoi ressemblent les pôvs et s’inspirer du rapport Sellier pour tenter de faire en sorte que l’insertion ne reste pas un terme vague auquel personne ne veut avoir à faire.

Je crains que l’objectif de réduction de la pauvreté de 2/3 d’ici à 2012 n’en prenne un sérieux coup. A moins bien sûr de recycler une mesure éculée, le changement de comptabilisation des pôvs, c’est tellement plus facile. Tellement sarkozy comme méthode. On pourrait presque en faire une marque déposée: So Sarkozy.

Le marché est-il fou? Non, il est juste complétement con!

Wall street, temple de la rationalité, ou de la bétise, on ne sait plus trop bien

Dumb street

On peut le voir, le revoir, c’est comme l’ivresse rapide si chère aux médias en soif de sujets avant les JO, on ne s’en lasse pas.

L’économie de marché, c’est l’économie sur laquelle se rencontrent l’offre et la demande, on va finir par le savoir. C’est aussi une économie dans laquelle l’équilibre se trouve entre ces deux flux antagonistes. Par quelle merveille, c’est la question.

Selon Walras (c’est vieux et alors?) tout est tâtonnement, on tâte le terrain pour voir si à 2 dollars quelqu’un veut d’une maison saisie. Si oui, on vend. Si plus d’une personne demande, on se tâte vers 3 dollars. Si alors on ne trouve plus qu’une personne prête à acheter le bien d’un pôv américain, alors le marché de l’offre/demande aura permis d’atteindre l’équilibre, le prix de marché. (suite…)