Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte au président de la république

Monsieur le Président,

J’apprends par la presse du jour que votre ministre Brice Hortefeux a été élu à l’occasion des élections européennes du 7 juin 2009. Je vous prie de bien vouloir lui transmettre mes plus vives félicitations.

Son engagement européen récent sera précieux pour porter une idée sociale et écologique forte à Strasbourg, selon les engagements pris par votre parti, et pour lesquels les Français dans leur grande clairvoyance vous ont très largement donné mandat.

Un doute m’étreins toutefois au moment d’écrire ces lignes. Je lis dans la même presse que la France pourrait se passer des services de M.Hortefeux dans cet hémicycle. Je ne puis croire Monsieur le Président à pareil désinformation.

Si d’aventure M.Hortefeux s’est présenté au suffrage des électeurs de cette belle région centre, et que ceux-ci ont estimé, à juste titre, qu’il serait pertinent pour la France d’envoyer loin de nos yeux mais jamais loin nos coeurs une telle compétence, comment pourrait-on aujourd’hui désavouer à ce point le suffrage universel?

Si je ne doute pas que M.Hortefeux soit l’une des plus habiles personnalités politiques de votre gouvernement, j’avais cru comprendre, selon vos propres termes, qu’il existait un engagement moral à investir pleinement le mandat européen. Or, vous n’êtes pas sans ignorer le mal terrible qui ronge la chair de la démocratie, la perte de confiance, et son symptôme le plus visible et le plus corrosif, l’abstention.

Permettez moi, Monsieur le Président, de ne pouvoir imaginer que vous puissiez, en toute connaissance de cause, permettre que l’on agite ainsi sous les museaux friands de turpitudes des journalistes et des donneurs de leçon de la gauche rose pâle et rouge sang, le foulard rouge du mensonge déguisé.

Merci par avance Monsieur le Président de détromper tous ces vautours rependant leurs billevesées dans des torchons salissant le nom de la libération ou déshonorant l’oeuvre sublime de Monsieur de Beaumarchais. Vous pointerez à n’en pas douter votre doigt comminatoire sur ces oiseaux de mauvais augure. L’Europe à besoin de Monsieur Brice !

Puis-je enfin vous demander de transmettre mes amitiés aux petites mains besogneuses qui répondront à ce courrier ainsi qu’à votre callipyge épouse, qui prouve chaque jour que l’élégance française n’est pas morte avec Coco Chanel.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à ma bien sincère considération.