Agence de notation, piège à cons?

On se demande tous depuis quelques années déjà d’où provient ce pouvoir incommensurable d’une poignées de financiers en costume Zenga. Après tout, dans une autre situation, un gars ou une fille qui dirait « ce truc là je le sens pas mal, à priori c’est du solide » 4 jours avant que ce truc – appelons le ENRON – ne se retrouve définitivement aussi moribond qu’un acteur de Thriller sans la musique de MJ, il passerait pour le dernier des baltringues.

Il ne viendrait à l’idée d’aucun être normalement constitué, normalement rationnel, normalement synapstyco-performant, de lui confier l’avenir d’une zone économique.

Si en plus, mais là c’est presque de la SF, on apprenait que c’est « le truc » qui le payait, et qu’en plus (là on verse dans la mythologie mais c’est pas grave) on retrouvait des mails égarés par un frenchy de chez GS (goldman et truc?) expliquant qu’il trafficotait ses analyses pour vendre du « truc » à des pigeons, il serait amené directos sur la place publique, petit suissidé par une foule de sexagénaires en costume de tweed ayant paumé leur économie, puis à mesure que le goût du sang se propage dans cette assistance la-chance-aux-chansonnesque, probablement fini à coup de cannes et de nains de jardins (les aristocrates anglais aussi on des nains de jardin, oui monsieur).

Mais non, pas dans ce monde merveilleux que nous concocte les thuriféraires du marché.

Non, dans ce monde fait de gâteau de miel, de saveurs douces et délicieuses, de cuir tanné à la main pour ceindre en toute quiétude les sièges de l’Aston martin de dudule, ces gens là continuent de se montrer, voir même de montrer les autres du doigt.

« Lui, c’est vraiment pas un bon, d’ailleurs je le sais, son tsatsiki est tout pourri et il transpire l’huile d’olive, si ça c’est pas un signe de profonde déviance ! Quand à l’autre guignol en habit de lumière, sa truelle est toute rouillée et son chorizo acide! Et je ne vous parle même pas du gars gominé avec sa lèvre fendu qu’on dirait un mac ou un mafiosi. Et le bouffeur de morue? Qui mange encore de la morue, faut être fou, c’est salé la morue!

Un charlatan en cachant bien souvent un autre vous aurez toujours un guignol, pardon un expert, pour les défendre, le meilleur étant sans doute ce zozo fin connaisseur de M.Touati, monsieur « tout va bien en 2008 ».

Pour une véritable explication préférez M.Vidberg, beaucoup plus drôle.

Oh et puis une petite idée en passant. Si d’aventure les fonds et les gens très rationnels qui font pipi dans leur pantalon en lin dès la moindre suspicion de début d’ombre de commencement d’inquiétude on réellement besoin de notation, pourquoi ne pas créer des agences indépendantes, rémunérés par le prélèvement de 0,00001% des volumes annuels de transactions. En 2009 cela représenterait tout de même 1 milliards de $ (sur la base de 500 milliards par jour sur le marché des actions et indices, soit grosso modo 100.000 milliards/an).

Pas mal non pour continuer à essayer d’être indépendant, et rester propre?

Et la classe politique, vous la voulez comment?

Il est une question à laquelle personne ne répond. Remarquez c’est assez facilement compréhensible, puisque qu’il ne se trouve personne pour la poser. Elle est pourtant dans tous les esprits et cachées derrière tous les buissons des sous-entendus. Elle est surtout dans toutes les récriminations des quadras et quasi-quinquas actuellement sacrifiés sur l’autel des barons politiques. A gauche comme à droite, le renouvellement de la classe politique n’est pas une question à aborder, elle soulève bien trop de réticences. Et bien, jouons aujourd’hui le poil à gratter, posons là cette foutue question: A quoi voulez vous que ressemble la classe politique de demain.

L’apparence de la simplicité n’a jamais tenu exonéré de réfléchir un minimum avant de répondre à une question fût-elle stupide. Plusieurs enjeux sont en effet perceptibles derrière la façade lisse de la récrimination politique. (suite…)

Petite victoire tranquille pour les cougars, à la dernière seconde

Une semaine après avoir décrassé leurs crampons contre les Crusaders d’Amsterdam, les Cougars retrouvaient leur antre du stade Escutary pour un choc contre l’une des équipes historiques de la première division de Foot US, les Flash de la Courneuve. Cerise sur le gâteau ou le ghetto, jamais les Cougars n’avaient battu les Flashs, en 15 rencontres.

Dans sa petite liste récapitulative de fin d’année, le coach Mas pourra donc cocher la case et déclarer calmement (oui je sais ce n’est pas crédible le calmement) « ça, c’est fait ».

Bien entendu, arriver à 14h un dimanche après midi après avoir vu passer 2H du matin la veille, ça n’était pas facile, j’avoue, j’ai pris le match en cours, à la mi-temps.

7-7 donc à la moitié du match, semble t-il équilibré jusque là pour le plus grand plaisir des 300 spectateurs ayant garni la tribune et les bords du terrain en ce bel AM d’avril.

Le 3ème quart-temps ne commençait pas sous les meilleures auspices, puisque Seb Torel commettait un Fumble (perte de balle) d la première action. Une grosse séquence défensive sur les 4 tentatives des Flash, avec notamment un sack de Loic Le Glas et un gros block de Benjamin Colas stoppaient les ardeurs des joueurs de la Courneuve, obligés de punter.

Seb Torel, encore lui et Thomas Niang gagnaient respectivement 26 et 28 yds sur les trois actions suivantes avant que la machine ne s’enraye un peu. Ryan Goodman se faisait intercepter sur la ligne des 8 yards, provocant une grosse colère du coach Mas, venu rappeler « gentiment » à ses receveurs de « se bouger le cul » (sic).

C’est déjà le 4ème QT, commencé sur le reculoir par le Flash, qui perdait 25 yards sur des pénalités enchainées. Mais voilà, speedy Gonzalez avait troqué son chapeau contre un casque avec un bel éclair dessus. Transperçant une défense des Cougars peu mordante sur le coup, le RB#23 Antoine Saillant -ah ah ah – s’offraient une course de 80 yards pour porter le score à 14-7 après que le botteur eut quasiment  envoyé le ballon sur l’A15.

L’ambiance en prenait un coup mais Thomas Niang se chargeait de la réchauffer instantanément  par une course de 53 yards. Une réception ratée sur la ligne de 10 yards arrachait bien un « merde » à votre serviteur mais Ryan Goodman convertissait un 1st down à la course, enchainé par une pénalité suite à un plaquage hors terrain de l’inévitable Thomas Niang.

Seb Torel pillonait la défense pour 4 petits yards de gain, avant que d’une passe supersonique le QB des Cougars ne trouve Michael Serre dans l’en-but.

Le speaker pouvait rappeler que Michael était pourtant marqué par un défenseur passé par la NFL Europe, le public était déjà dans la zone. 5 minutes à jouer.

Un coordinateur offensif devin ça aide bien

« 5 minutes c’est super long, une putain de possession, on bouffe l’horloge, un field goal minimum et ils rentrent chez eux »

Mickael  Marion (ça doit être lui) n’a peut être pas le meilleur goût du monde en matière de casquette sur laquelle il accroche en rang d’oignon des stylos (mais pourquoi????), mais ses dons de devin vont s’avérer particulièrement aiguisés.

Et pourtant tout a failli capoter dans ce plan super bien huilé.  Après ses 80 yds du début de 4ème, le n°23 du Flash prenait encore une fois la poudre d’escampette pour 55 yds supplémentaires crucifiant les Cougars. Fort heureusement un de ses petits (façon de parler bien entendu) camarades avait eu la bonne idée de commettre une faute personnelle , invalidant le TD et faisant reculer le Flash de 10 yds.

La sortie de punt pour la 4ème et 18 était une ignominie, complètement ratée, le botteur frappant finalement une balle non stabilisée directement dans la masse des joueurs lui fonçant dessus. Une tactique « inconnue » du speaker et des spectateurs mais qui avait tout de même l’avantage de rendre le ballon aux Cougars sur la ligne des 34 yds et 2 minutes à jouer.

Une réception de César Hebel mettait bien les Cougars sur la piste d’un TD facile mais ensuite tout cafouilla. Seb Torel tombe le ballon, recouvert, puis se faisait hacher menu sur une course plein centre, avant que Ryan Goodman ne subisse un sack, perdant près de 10 yards supplémentaires.

Avec une 4ème et 25 il faut être un minimum joueur et couillu pour oser la jouer. Pas de souci, la testostérone a depuis bine longtemps remplacé le sang dans les veines des Cougars et c’est sous les hourras d’un public sentant la victoire se profiler que César Hebel récupérait un missile Air-Air de Goodman pour donner une 1ère possession sur les 12 yards et 5 secondes à jouer.

L’occasion était trop belle pour Seb Torel d’offrir la victoire aux Cougars et de rompre la malédiction des Flashs. Cela valait bien un petit prêche de Coach Mas !

Trop bien habituée la Tribune pouvait chanter sa joie et acclamer les héros du jour. Une semaine après leur exploit européen, les Cougars ne sont pas encore  rassasiés. Cela nous promet une belle fin de championnat, d’autant qu’avec cette victoire ils reviennet au niveau de leur petite victime du jour.

Et en vidéo, le field goal de la victoire

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Et la grosse joie des Cougars

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Un bel AM, un beau match, une belle victoire collective, que demander de plus?

Niang et les Cougars enfument Amsterdam

A l’occasion de leur premier match de coupe d’Europe, les Cougars de Saint-Ouen l’Aumône ont nettement battu les Crusaders d’Amsterdam. Le Football américain est désormais bien ancré dans la vie Saint-Ouennais et ses représentants soutenus aujourd’hui par plus de 1500 spectateurs au parc des Sports. Au final une belle et convaincante victoire 28 à 14.

Puisqu’il est toujours possible dans une équipe, fût-elle trèèèèèèèèèès nombreuse (41 !!), d’isoler un élément majeur, retenons dans ce match la performance du running back Thomas Niang. Alors que la défense des Cougars venait de finalement plier après un pilonnage en règle de la part de la ligne offensive hollandaise, il nous a gratifié d’un coup d’éclat énormissime. Remettons les choses dans leur contexte.

Après une entrée en matière sous le son d’une sono neuve et puissante, rythmé par les tirs de feux d’artifice, 22 gladiateurs gentils se malaxaient gentiment la couane depuis quelques minutes. Sur une passe du QB (quaterback) des Cougars, Ryan Goodman, (il remplace cette année  Matt Polhemus, très bon l’an passé) c’est César Hebel qui ouvrait rapidement le score. Son TD (Touchdown) non transformé donnait 6 pts d’avance aux Cougars et des raisons de chanter à la tribune qui affichait sold out. La défense des félins stoppait ensuite l’attaque battaves plus surement que les U-Boats les navires dans la manche. No Pasaran semblaient dire les gros de la défensive. Restait ensuite à Sébastien Torel (82 kg)  à jouer la petite victime sacrificelle, envoyé au charbon face notamment aux 133 kg du géant Verbug. Une pénalité de Michael Serre donnait ensuite 9 points d’avance, score à la mi-temps.

Omnibulés par les course des RB saint-ouennais les défenseurs se faisaient prendre une seconde fois. Encore une fois Michael Serre manquait la cible de la transformation,mais les Cougars atteignaient le début du 4ème avec une avance confortable de 15 pts.

Oui mais voilà, les hollandais, à défaut d’en avoir des volants en avaient un virvoltant en la personne de Miquel Castelen. Une fusée version guyannaise qui gagnait presque 100 yards en 4 tentatives pour porter le fer et le cuir sur la ligne des 5 yards des cougars. Malgré toute l’evie de laisser les redmans fanny, cela ne suffisait pas et Castelen transformait même à 2 pts. 15-8 et la douloureuse impression que le travail de sappe, par la course des Crusaders commençait à faire très mal aux Cougars. 10 minutes de souffrance, de recul qu’il fallait faire cesser.

La particularité du foot US, au contraire du rugby,  est que l’équipe qui marque, rend le ballon à l’autre équipe en remettant en jeu par un grand coup de pied. Suite à leur TD les Crusaders bottaient donc en direction des 20 yards de SOA. A la réception du ballon, Thomas Niang

1500 spectateurs ça donne des envies de briller, Thomas ne s’en prive pas

80 yards de course, plusieurs raffuts et une merveille d’équilibriste le long de la ligne de touche plus loin, il portait le cuir en terre Hollandaise, au terme d’une action rarement vue à ce niveau.  Les TD en retour de punt sont en effet peu courants compte tenu de la densité de joueurs sur le terrain, même en NFL.

21-8 (encore une fois MS vise à côté, je ne l’inviterais pas dans mes toilettes ce gars si j’étais vous !) et le stade commence à sentir le goût de la victoire à moins que ce soit celui des gauffres au chocolat comme Nedjma.

La fin de match restait assez indécise jusqu’à ce que la défense de Saint-Ouen arrête à nouveau les Crusaders à quelques yards de son en-but. Au terme d’une remontée de terrain menée par Michael Serre et Thomas Niang, parfaitement servis par les boulets de Goodman, les Cougars se retrouvaient en position de Field goal à 15 yards de la ligne.

Oui mais voilà (encore). Quitte à jouer son premier match de coupe d’Europe, autant rajouter la flamboyance à la victoire, ça fait plaisir au bon peuple de SOA. Feintant la réception de passe pour placer le ballon pour le botteur, Michael Serre servait avec une petite passe par dessus la tête un Thomas Niang trop heureux de profiter de l’étonnement des Hollandais pour franchir une nouvelle fois la ligne de TD. 27-8, la messe était dite.

Les Crusaders dans un ultime rush arracheront bien un dernier TD mais pas assez pour atténuer la joie des Cougars et des Saint-Ouennais présents (dont Monsieur le Maire).

La sono pouvait cracher le gimic des Black eyed peas « tonight’s gonna be a good night », on faisait difficilement plus adaptée. La nuit sera probablement longue. Attention toutefois à tenir la baraque la semaine prochaine contre les Flash de la Courneuve à la maison.

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Le prochain rendez vous : Londres le 15 mai.

L'humour taquin de 20 minutes les jours de grêve

Jamais les journaux gratuits ne connaissent une telle frénésie de lecture que les jours de « perturbations sur le réseau » comme il faut désormais pudiquement appeler les mouvements de grêve « d’une certaine catégorie de personnel » (ie les chieurs crypto-socialo-communisto-front-de-gauchistes qui ne font rien que prendre en otage les gentils français dont votre hôte qui se voit privé d’un WE dans le sud, salopards !).

Et bien sachez que pendant que vous passez des heures dans des trains qui ne sont pas aussi drôles que les fantômes des foires, 20 minutes par la magie des inclusion de pub automatique se fout ouvertement de la tronche des internautes et des voyageurs du soir dont je rappelle qu’il ont vu leur train pour bordeaux supprimé, décidément ce n’est pas la journée des Bordelais!

Voilà la newsletter du jour sur mon Thunderbird du matin:

Et vous trouvez ça drôle? Au moins en grande Bretagne y’a pas de strike ! De toute façon ils n’ont pas les moyens de faire grêve vu le casse gueule de leur immobilier !