Un bureau design au fond du jardin

Il faut parfois quelques mètres carrés supplémentaires pour une activité professionnelle @home ou un lieu de repos pour éviter les cris des bébés (ils s’expriment c’est bien, mais reconnaissions tout de même que les discussions à volume normal des adultes sont plus adaptées).

Pourquoi alors ne pas choisir le fonctionnel et le bô?

Avec un tel abri de jardin, vous allez faire fureur.

Via Archicentral

Tragicomédie au royaume des puissants

On pourrait en rire si d’aventure cela n’en apparaissait pas aux yeux des français comme l’un des avatars supplémentaires d’une république en déconfiture. Au centre de la tragédie, Liliane Bettencourt, femme la plus riche de France à la clairvoyance diminuée, manipulée par des « protecteurs » dont les intérêts prévalent à l’évidence sur ceux de l’héritière L’Oréal.

A ses côtés deux requins de la plus belle espèce. L’un est artiste-photographe, l’autre un artiste de la dissimulation de patrimoine aux yeux de l’argus fiscal. Des enregistrements aussi frauduleux qu’instructifs, révélés au compte-goutte par les médias déjà attirés par le goût du sang (comme le requin en carton pate de Jaws par les bikinis de naïades prépubères mais à la voix déjà stridente) trempent jusqu’au cou un ministre de la République.

Une trempette en couple puisque sa femme officie au sein de la société Clymène, société gestionnaire de la fortune Bettencourt, présidée de main De Maistre, Patrice de son prénom, fait officier de la légion d’honneur par ledit époux, ministre du budget de l’époque.

Ce ministre a t-il oublié de regarder du côté de chez les Bettencourt, ratant par là même les énormes (peu considérables toutefois au regard des la fortune de la dame) détournements de fonds vers les paradis des vertes prairies suisses ou de la pampa uruguayenne? Sa femme était-elle au courant? Est-il allé au delà du simple entregent pour favoriser l’installation d’un auditorium? Patrice de Maistre a t-il vraiment rendus des services civils à la nation qui méritent d’être décorés de la légion d’honneur (question de pure forme puisqu’il s’avère à postériori que le fait de favoriser l’évasion fiscale ne saurait être valablement retenu au rang des services susceptibles d’un tel honneur) ?

Qu’importe la réponse qui sera apportée à toutes ces questions, si d’aventure elles sont apportées. Les commentateurs auront beau jeu de citer la tirade sur la calomnie de Beaumarchais dans le Barbier de Séville

La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! … D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?

Qu’il s’agisse de calomnie ou de faits dont la justice devrait alors avoir à connaître, le mal est fait. Ces affaires alimentent un sentiment de soupçon des citoyens pour des élus, de tous bords, faisant jouer leurs réseaux pour obtenir des avantages ou pour favoriser la fraude fiscale (beau lapsus au passage) des riches donateurs de leurs partis respectifs. Tout cela quand les annonces de ciel gris sur les finances publiques et celles des ménages ne cessent de faire présager un grain mémorable, rinçant l’épargne et faisant ruisseler les dernières protections sociales.

C’est avec un certain sens de l’ironie que l’on notera la parenté de la belle Clymène. Selon certaines sources elle serait la femme de Prométhée, celui qui usurpa le feu aux dieux pour le donner aux Hommes. Son châtiment fut de se faire ronger le foie par un aigle, chaque aube reconstituant l’organe, avec les conséquences que cela appelle en terme de nourriture du céleste animal.

Il ne sera pas dit qu’Eric Woerth se fera ronger le foie, mais sa douce aurait mieux fait de l’avertir que le feu ça brûle et que les ailes de cire, fussent-elles celles d’un ministre à la réputation d’honnêteté jamais prise en défaut jusqu’ici, fondent à son contact.

Mes mots sur ta bouche (n°1)

Renaissance d’un petit jeu né sous l’empire de l’ancien blog, avec ce nouveau numéro de « Mes mots sur ta bouche ». Petite variante cette fois-ci, toutes les images sont tirées  du site présidentiel, c’est bien plus drôle comme ça.

« Deux ans et demi après vous avez encore besoin des noms de vos petits copains sur des petits cartons, ça c’est une équipe soudée, vous êtes une belle brochette de branquignoles »

« Ahahahahah Boris était bien plus drôle que vous mais comme j’ai des rafales à vous refiler on va dire que vous êtes un peu le Jean Roucas russe mon cher Dimitri ! »

« C’est sûr, c’est pas Elena Basescu mais bon, au moins elle elle sait aligner deux mots sans se tromper, c’est déjà ça. Nein nein, ça veut dire quoi déjà? »

« Toi tu vas m’ôter ce sourire en coin ou tu vas filer garder les pingouins aux Kerguelen »

Jamie Cullum, le petit prince de l’Olympia

Il y a 15 jours (le 11 juin) nous étions à l’Olympia avec Chérie pour voir Jamie Cullum. Pour ceux qui n’ont pas la chance de connaître ledit Jamie, sachez seulement que c’est un chanteur haut comme trois pommes et demie, qui communique à son public une énergie folle pendant 2h15 de concert. Chanteur de Jazz à l’origine il ne s’interdit pas de  lorgner du côté de la pop music ou du Rn’B pour transformer quelques titres. Cette année c’est « Don’t stop the music » de Rihanna qui est passé à la moulinette du génie de Jamie.

Pour vous montrer à quoi ressemble le final du concert, voilà une petite vidéo tournée à Amsterdam mais qui rend bien compte de l’état de quasi transe dans lequel le public peut rentrer, porté par l’adrénaline qui suinte littéralement de J.Cullum. Cette chanson s’appelle mixtape.

http://www.youtube.com/watch?v=vNfZur7DFA

Et a Paris c’était ça :

Imaginez ça à l’Olympia, salle au combien mythique et si particulière avec son sol en bois qui se déforme et semble se mouvoir sous les pieds des spectateurs lorsque la foule commence à sauter. Un moment magique.

La Cour des Comptes, l'Etat et les départements

On trouve des pépites dans le dernier  [download id= »1″] de la Cour des Comptes . Des pépites et des chiffres. Plus que jamais, dans une société de la réflexion accélérée (pour ne pas dire compressée) les chiffres marquent infiniment plus que les raisonnements, pour la bonne raison qu’en présence d’un chiffre, nombreux sont ceux qui s’en contentent.

Contentons nous donc d’un chiffre, puisque la chaleur un rien étouffante de ce vrai début d’été rend la liaison synaptique moins efficace: 80%

80% c’est la part du déficit des départements qui est constatée en raison de la non compensation des dépenses sociales décentralisées.

Avec un taux de couverture d’à peine 62% (contre 67% en 2008) cette réelle « dette » de l’Etat vis à vis de collectivités prises dans le ciseau de la crise, siphonne 84% de l’épargne des Départements !

Dans le Val d’Oise cette dette est de plus de 30 millions € pour la seule année 2009. Et l’on entendra avec gourmandise François Scellier (dont l’histoire retiendra que sa mesure de défiscalisation a provoqué une offre totalement inadaptée de logements aux frais du contribuable national) vilipender les dépenses du CG95… Merci à la CC de rappeler quelques vérités.