Une victoire à la Pyrrhus?

Je vous livre une citation tirée du rapport du Conseil d’orientation des retraites publié en  janvier 2010 et intitulé « Retraites : annuités, points ou comptes notionnels ? »

Il y est notamment question de méthode, d’indicateurs et d’adhésion collective sur la base d’objectifs définis en commun.

En particulier, à la différence d’autres pays, la France s’est donnée assez peu d’objectifs chiffrés définis sur la base d’indicateurs précis. Déterminer, de façon concertée, sur quels
indicateurs il conviendrait d’apprécier le respect des différents objectifs définis de façon
collective, contribuerait probablement à clarifier les débats et les décisions, et pourrait être de nature à renforcer la confiance des assurés dans le système de retraite.

J’ai beau reprendre tout ce qui s’est fait ces derniers mois, je ne vois rien de tout cela dans la réforme votée. Mais peut être étais-je distrait. L’avenir et les prochaines consultations électorales diront si tout cela ne s’apparente finalement pas à une victoire à la Pyrrhus pour le gouvernement.

Crédit photos « REUTERS/Charles Platiau » via Big Pictures

Les pharmaciens, c’est comme les politiciens et les prostipéripapétiputes, y’en a des bien

Après ma petite diatribe contre les serruriers, nouvelle petite poussée de fièvre contre les pharmaciens. Que dis-je, le pharmacien, la pharmacie de la rue de Paris à Taverny (je les cite, ils ne m’en voudront pas).

Quand vous vous faites une entorse de la cheville (c’est ma 25ème j’ai l’habitude, basket oblige), en général vous dégustez bien comme il faut, avez un peu de mal à poser le pied par terre et adoptez sans le vouloir une démarche proche de celle de votre arrière grand mère préférée fût-elle encore de ce monde.

De tous temps (début de phrase à bannir d’un devoir de Sc-Po si vous ne voulez pas être mis au pilori de la ténébreuse intelligence de votre maitre de conf’, et vous faire agonir pour des siècles et des siècles amen)  j’ai eu recours à la bienveillance de mon pharmacien de quartier qui avait toujours en dépannage une paire de cannes anglaises (autrement appelées béquilles) qu’il s’empressait de vous louer puis de vous prêter puisque vous aviez rempli comme il faut la carte de fidélité « entorses multiples » et que le nombre de points sur ladite carte vous permettrait de faire le tour du monde s’ils avaient été des miles’.

Mais pas à Taverny. Non, à Taverny, on vous vend des cannes. Pourquoi?

  1. parce que les revenus des pharmaciens ne sont que durablement supérieur à 100K€/an
  2. parce que la croissance de la marge commerciale des pharmacies s’est un peu ralentie ces dernières années
  3. parce que de toute façon c’est pris en charge par la sécu, autant les acheter

Vous avez bien lu, c’est l’explication fournie par cette charmante petite fouine,

« de toute façon c’est pris en charge par la sécu »

On se fiche donc de savoir s’il ne s’agit que d’un besoin extrêmement ponctuel (deux jours tout au plus), puisque elle pourra prendre sa marge et que vous serez remboursé !!

C’est beau le système de protection en France, quand les professionnels de santé se sucre sur son dos…Pitoyable.

Pour le fun, les marges des pharmacies.