Reebok The Rail, nouveauté de ma collection

Reebok The Rail, nouveauté de ma collection

Oui je sais, je suis un indécrottable collectionneur de sneakers, à chacun ses vices, certains prennent plus de place que d’autres, je le concède. La passion des chaussures de basket, je la dois…au basket. Il y a des éléments qui font partie de la culture propre à chaque sport, à chaque activité. Comme le short de bain est une composante de la culture surf, les sneakers sont les fondations de la culture basket.

Bref, les nouvelles recrues sont des Reebok, The rail, réédition d’une paire portée par un jour talentueux mais fantasque qui n’a jamais eu la carrière qu’il aurait pu avoir, Glenn Robinson, dit Big Dog. Star universitaire avec l’université de Purdue, numéro 1 de la draft en 94, joueur régulier à 20 pts / 6 rbs par matchs mais leader d’une équipe de milieu de tableau, il finira tout de même sa carrière avec une bague de champion du fait de son passage aux Spurs de San Antonio (3.8 pts par match en play-offs…).

Son fils, Glenn robinson III, joue actuellement pour Michigan.

Re-bref, en 96, Reebok qui l’a sous contrat lui offre The Rail…Rééditées aujourd’hui. Et comme je les avais et les adorais en 96, ben je les rachète. C’est beau la fidelité non ?

 

Pump omni zone, Dee Brown édition, la perle rare

Dans la catégorie des chaussures de basket d’exception, que dis-je de légende, la Reebok Pump Omni Zone dans sa livrée noire et blanche tient une place toute particulière.

D’un point de vue technique, il n’y a pas grand chose à dire sur le système d’amorti, c’est un Hexalite de deuxième génération, structure en nid d’abeille censé répartir les chocs via un gel intégré.  Non, la vraie attraction de cette chaussure c’est évidemment le système pump inventé par Reebok en 1989. La première chaussure à bénéficier de ce système – qui consiste à gonfler une poche d’air grâce au gros bouton orange siglé « Pump » – c’est The Pump, original n’est ce pas?

Le look est massif comme toutes les chaussures de cette époque, le design relativement frustre et comble de l’ironie, ce modèle à la tige haute n’est pas porté par un pivot ((joueur de grande taille, numéro 5 dans la typologie habituellement retenue des joueurs de basket, le 1 étant le meneur de jeu -point guard en anglais- le 2 l’arrière shooteur – shooting guard – le 3 l’ailier – Small forward – le 4 l’ailier fort -power forward, et le 5 le pivot. Voilà vous savez tout ! )) mais par l’un des joueurs les plus dynamiques et virvoltants des années 90, Dominique Wilkins. Wilkins est né à Paris, d’où le patronyme à consonnance trés francophone.

Pour ceux qui auraient des lacunes en histoire de la NBA, « Do » Wilikins est l’ailier shooteur des Atlanta Hawks, fût meilleur marqueur NBA avec une très flatteuse moyenne de 30.3 pts / match en 1986, année au cours de laquelle il enfila notamment 57pts aux Bulls de Chicago d’un certain Michael Jordan (( Petite forme ce soir là pour lui, 41 pts seulement )) .

Pour les amateurs, Do Wilkins est surtout connu pour l’Homérique concours de dunks (smatchs) de 1988, au cours duquel il fût battu – injustement – par MJ, puissance invitante de ce ASG. Youtube rend mémoire à ce moment !

Après des débuts remarqués pour les « Pump », c’est véritablement au cours du All Star Game 1991 que les choses vont s’accélérer. En cause un petit gars nommé Dee Brown, numéro 7 des Boston Celtics, qui va devant des millions de téléspectateurs s’arrêter avant un de ses dunks, patiemment gonfler ses chaussures et s’en aller smasher avec le bras devant les yeux. Son concurrent en Finale, Shawn Kemp, n’aura que ses yeux, bien ouverts, pour pleurer, lui dont les « Kamikaze » deviendront ensuite des chaussures presque cultes.

http://www.youtube.com/watch?v=XbaQcXmPEec

Au centre de toutes les attentions donc les Pump Omni Zone noires et blanches de Dee Brown, rééditées l’an passé à 1991 exemplaires en noir puis 1991 exemplaires en blanc. Malheureusement j’ai raté les éditions limitées mais pas un des derniers modèles normaux qui trainent encore sur Ebay.

La classe non? C’est comme cela que l’on éteint une frustration enfantine (contre la modique somme de 120€ frais de port compris depuis les US) !