Le fantôme de VGE

Non non non, ne courez pas prévenir votre mamie de Bagnère de Bigorre, VGE n’est pas mort, pas encore, bien qu’il émane de lui une forte odeur de formol politique.

Le président Sarkozy a pris ses talonnettes, son plus beau sourire et son costume ((On dit même qu’il a embarqué une collection de photos dédicacées)) pour aller plaider la cause d’un mini traité auprès de JM. Barroso, pour faire avancer l’Europe, faire briller la construction Européenne et redonner à la France la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter, au firmament de la fille aux douze étoiles.

Quel lien peut-on donc établir entre VGE, Sarkozy et l’Europe?

Et bien on peut au moins avancer une date, celle du 29 mai 2005. Ce jour là, 54.68% des exprimés disent un gros merde non au projet de traité instituant une Constitution pour l’Europe.

Diverses explications sont avancées, refus du gouvernement de l’époque, incompréhension de l’urgence dans laquelle se trouve l’Europe institutionnelle, rejet massif d’une Europe non sociale et trop libérale…

Chacun y retrouve ses petits, l’extrème gauche et l’extrème droite pour une fois réunies sous le même bulletin , mais attention chacun sur son non. Non de gauche, non de droite, on ne mélange pas les cochons et les ectoplasmes, cela ne se fait pas.

Ce jour là aussi apparaît au grand jour une erreur que l’histoire considérera peut être comme majeure. Celle de VGE, Giuliano Amato et Jean-Luc Dehaene.

Leur but: « cette Convention aura pour tâche d’examiner les questions essentielles que soulève le développement futur de l’Union et de rechercher les différentes réponses possibles. »

Le résultat: Un texte qui mêle aspects institutionnels et aspects plus politiques.

A mon sens, c’est là que réside l’erreur.

Oui il fallait avancer d’un point de vue des institutions, en affiner le fonctionnement, doter le parlement d’un vrai rôle, en finir avec les règles de majorité inconciliables avec une absorption de 10 pays supplémentaires. Oui il fallait faire progresser la structure, l’adapter pour recevoir nos nouveaux amis pauvres européens.

Il fallait ne faire que ça.

Mais voilà, l’on glissa plus ou moins bêtement des passages à même de faire ressortir un couteau rouillé à tout bon anti-libéral, à tout bon europhobe et à tout bon frileux. Au total 54,68% de réticents, là où un simple toilettage institutionnel bien expliqué aurait été une simple formalité.

A force de trop vouloir laisser un trace indélébile dans l’histoire, il se pourrait bien que l’on soit exaucé.

Pour finalement le regretter amèrement.

Nicolas Sarkozy va devoir vivre encore un peu avec l’esprit frappeur de VGE, et c’est pas un cadeau.

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Aucun commentaire

  1. Un style littéraire pauvre, un contenu minable, une analyse proche de la trisomie. Bravo continuez, vous nepouvez que progresser!

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