Le marché est-il fou? Non, il est juste complétement con!

Wall street, temple de la rationalité, ou de la bétise, on ne sait plus trop bien
Dumb street

On peut le voir, le revoir, c’est comme l’ivresse rapide si chère aux médias en soif de sujets avant les JO, on ne s’en lasse pas.

L’économie de marché, c’est l’économie sur laquelle se rencontrent l’offre et la demande, on va finir par le savoir. C’est aussi une économie dans laquelle l’équilibre se trouve entre ces deux flux antagonistes. Par quelle merveille, c’est la question.

Selon Walras (c’est vieux et alors?) tout est tâtonnement, on tâte le terrain pour voir si à 2 dollars quelqu’un veut d’une maison saisie. Si oui, on vend. Si plus d’une personne demande, on se tâte vers 3 dollars. Si alors on ne trouve plus qu’une personne prête à acheter le bien d’un pôv américain, alors le marché de l’offre/demande aura permis d’atteindre l’équilibre, le prix de marché.

C’est un magnifique conte de fées que l’on raconte aux enfants de traders pour les persuader que leurs parents ne sont pas des fous furieux complétement shootés aux courbes, ratios et autres évènements déclencheurs d’achat. Il ne s’agirait pas de passer pour plus barjot que les souffis qui dansent autour du feu.

Mais pour être un super killer de la mort qui rapporte plein d’argent tout en conservant sa morale et son éthique sans contourner les contrôles de middle office, il faut être informé. Une fois informé, tout le monde peut choisir de façon optimale. Ce qui explique que le prix du marché soit considéré comme le prix permettant l’allocation optimale des ressources.

Certains profanateurs de théorie osent avancer que l’on ne saurait trouver d’optimum réel, mais bien un optimum de second rang, dû à la rationalité limitée des acteurs. Doux euphémisme pour décrire le doigt mouillé et les conventions qui servent de sextant aux Michel-Ange du MIDEM. Il faudra un jour que je vous parle des conventions, c’est Tolstoï en moins drôle.

Bref, tous ces gens supers informés grâce à une information gratuite (Walras c’est pas tout jeune, je l’ai déjà dit…) genre 20 minutes chez les traders, font des choix censés être intelligibles.

Par exemple quand Google annonce 35% d’augmentation de son CA trimestriel, vous auriez tendance à croire que cela va provoquer les hourras, les bravos et le champomy. Ben non. Une entreprise qui rapporte plein de blé mais qui en rapporte moins que ce que les experts au doigt mouillé avaient cru pouvoir espérer d’après leur sources super informées, c’est -8% de son action. 8% de valeur globale disparue pour n’avoir pas au final annoncé des chiffres à la hauteur des délires des pythies cocainés de Wall street.

On pourra toujours vous dire que vous n’êtes pas assez rationnel pour comprendre.

Et vous ne le serez pas non plus assez pour comprendre qu’une banque qui prend le bouillon mais moins que prévu puisse voir sa valeur augmenter. Si on voit des bulles, c’est la tuile, si on voit votre nez dehors pendant que vous coulez, pas de problème, vous êtes notre sélectionné Olympique.

Vous voyez c’est simple la rationnalité des marchés, c’est pile poil le contraire de ce que peuvent penser les gens normaux donc non informés ou pas assez matheux pour lire les lignes, entre les lignes et les sniffer.

Pfffffffff franchement vous êtes trop nuls, je ne sais pas si je ne vais pas ouvrir un blog sur le site du WS journal plutôt.

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3 commentaires

  1. c est bien de vendre un bout de la meche,il y a plus qu’a tirer doucement, attention ca peut casser, c’est bien mais pas plus car sinon les traders devraient faire autre chose.mais que le marché cesse d’etre con, c’est une autre histoire dont lesbanques et autres institutionnels ne veulent surtout pas entendre parler, ils en vivent.Et les traders,eux risquent leurs pognon sur la profondeur de la connerie dominante.Rien n’est simple!

  2. Pas si con que ça : le marché simplement *anticipe* et peut donc par définition se tromper, ce qui entraine des corrections.

    Pour reprendre l’exemple de Google, le -8% n’est pas bêtement dû au +35% de CA, mais au décalage avec ce que le marché avait anticipé.

    Si les analystes prévoyaient un CA à +50%, le cours s’est calé au par avant sur cette donnée… Le chiffre réel tombe : « que » +35%, il y a une correction tout à fait logique pour réaligner la valeur de l’action avec la réalité.

  3. Ce qui pourrait s’entendre si le dernier trimestre n’avait pas vu la valeur Google s’effondrer de 592 à 470 dollars, les anticipations, si d’aventure il ne s’agit que de cela, n’étaient clairement pas à la hausse.

    Ce n’est pas important dans le cas google mais lorsque de brusques décrochages de ce type interviennent pour des entreprises plus « mangeables » ça devient beaucoup plus limite..

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