Il y a des chaussures de basket qui rentrent dans l’histoire quand les autres sont remisées au placard. Parmi ces mythes ambulants (humour), que dire des Nike air Flight Huarache, sorties en 1992?

Elles font définitivement partie de ce Valhalla des sneakers !!

Le gimmick de leur sortie est un peu tiré par les cheveux, genre « on vous réinvente les anciennes sandales maya et vous allez sauter au plafond « . La réalité est tout autre en fait. Le maintien du pied n’est pas optimal, une empeigne plus que légère maintient tant bien que mal la cheville et le faux strap sur le talon fait joli mais c’est bien là sa seule utilité.

Alors à quoi peut bien tenir leur succès et la mythologie qui les accompagne?

A trois-quatre petites choses.

La première c’est le confort et la légèreté de ces chaussures. Un monument même si l’on considère les chaussures de basket de l’époque (notamment les battleground de chez Reebok). Enfiler les Huarache c’est jouer au basket en charentaise, quand bien même le marketing US n’a jamais porté la dessus.

La seconde c’est le look de cette chaussure. Le choix parfait des couleurs, inhabituelles jusqu’à très récemment, contrasté et fort, funky même avec ce violet profond, ce blanc immaculé et la texture du chausson néoprène. Tout simplement génial.

La troisième c’est un clip de lancement devenu culte aussi sur fond d’Instant Karma.

Et enfin 5 garçons. Le Fab Five de Michigan, université réputée mais qui en 1992 va pousser encore un peu plus loin la légende de ses basketteurs. La raison? 5 Freshmen (joueurs de premier année) qui arborent des shorts longs, des chaussettes noires, et qui étaient prêts à ouvrir le torse de leurs adversaires à mains nues pour leur ôter le cœur si d’aventure cela permettait de gagner (Il faut tout de même considérer que cela constitue non seulement une faute de jeu mais une infraction pénale).

Un jeu basé sur l’explosivité, la hargne, le sens du spectacle. Une jeu à haut risque qui les mènera au Final four mais les verra aussi exploser en vol contre Duke, les fils à papa intellos menés par Christian Laettner, le gendre idéal de l’Amérique.

Parmi ces garnements, trois resteront célèbres: Juwan Howard, toujours en NBA, Jalen Rose, excentrique shooteur et surtout Chris Webber, futur Hall of Fameur, injustement privé d’un titre de MVP en 2000-2001 (27.1 pts – 11,2 rbs – 4,2 ass et auteur d’un match d’anthologie cette année là avec 51 pts et 26 rbs). L’histoire oubliera gentiment Ray Jackson et Jimmy King.

A quoi tient un mythe hein?

Publié par Masterchef

Caméléon féru de graphisme, de sneakers, d'Art, de politique locale et d'humanisme (oui rien que ça). Presque sportif aussi !

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